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Peu d'espoir de retrouver des survivants au port de Beyrouth

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L'espoir s'amenuise de retrouver des survivants dans le port de Beyrouth, cinq jours après l'explosion meurtrière et dévastatrice qui a frappé la capitale libanaise, a annoncé dimanche l'armée libanaise. 

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Après plusieurs jours «d’opérations de recherche et de sauvetage, nous pouvons dire que nous avons fini la première phase, celle offrant la possibilité de retrouver des gens vivants», a indiqué le colonel Roger Khouri, à la tête du régiment du génie militaire, lors d’une conférence de presse.

«Nous continuons d’avoir de l’espoir mais, en tant que personnel technique travaillant sur le terrain, nous pouvons dire que cet espoir de retrouver des personnes vivantes s’amenuise», a-t-il ajouté. 

Selon lui, «les équipes qui travaillaient à la recherche des survivants considèrent leur travail fini».

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«D’autres équipes vont continuer à participer avec nous aux opérations d’évacuation des décombres et aux opérations de recherche» de corps, a poursuivi le colonel.

La déflagration mardi d’une violence inouïe a été causée, selon les autorités, par 2750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées depuis six ans au port de Beyrouth «sans mesures de précaution», de l’aveu même du premier ministre, Hassan Diab.

Elle a provoqué un cratère de 43 mètres de profondeur, d’après une source de sécurité.

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Le drame a fait au moins 158 morts et 6000 blessés, selon le bilan officiel. Une vingtaine de personnes sont toujours portées disparues, d’après le ministère de la Santé.

«Nous avons travaillé d’abord sur renseignement pour tenter d’accéder à la salle de commande des silos» céréaliers, jouxtant le point d’explosion, où les secouristes espéraient retrouver une dizaine de victimes, peut-être emmurées, a indiqué le colonel Vincent Tissier, chef de l’équipe de la sécurité civile française, lors de la conférence de presse.

«Nous avons travaillé 48 heures sans arrêt (...). Malheureusement, nous n’avons pas retrouvé de victimes vivantes», a-t-il précisé, ajoutant que cinq corps avaient été sortis des décombres en coopération avec d’autres équipes.