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Des virtuoses du violon: les Flyers se méfient du Canadien

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Photo Agence QMI, Joêl Lemay Le nom de Carey Price est sur les lèvres de plusieurs joueurs des Flyers à la veille d’amorcer la série face à l’équipe pilotée par Claude Julien.

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La principale crainte des Penguins avait pour nom Carey Price. Sidney Crosby et ses coéquipiers étaient tellement obnubilés par sa présence devant le filet qu’ils en sont venus à oublier qu’ils devaient d’abord parvenir à se rendre à lui pour espérer le déjouer.

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À la lumière des propos tenus par Alain Vigneault et quelques-uns de ses joueurs, lundi midi, il semble que les Flyers ne commettront pas la même erreur.

En véritable pilote d’expérience, Vigneault n’a pas hésité à sortir le Stradivarius et à en jouer quelques notes.

« Le Canadien vient de battre une équipe qui misait sur quelques super-vedettes et qui avait terminé un seul point derrière nous au classement général. C’est une série qui sera difficile », a indiqué l’entraîneur-chef, l’un des trois finalistes pour l’obtention du trophée Jack Adams. 

« Le Canadien est une équipe qui a beaucoup de vitesse et qui est bien dirigée. En plus, tout le monde connaît la qualité de leur gardien », a-t-il énuméré.

Éviter la pression

D’ailleurs, Vigneault n’a pas trop voulu s’étendre à propos de Price. 

« Que dire de plus à son sujet ? Tout a été dit sur lui. C’est un gardien élite qui donne une chance à son équipe de gagner à chaque match », s’est-il contenté de déclarer. 

Il faut dire que ce n’est pas à son avantage de gonfler les pneus de l’homme masqué de 33 ans. Il a dans sa formation un jeune gardien, Carter Hart, qui a grandi en idolâtrant Price. Sortir l’encensoir viendrait peut-être ajouter une pression inutile sur les épaules de l’Albertain, dont ce sera le 22e anniversaire de naissance, jeudi.

Une approche également privilégiée par ses troupiers, autres virtuoses du violon.

« Bien sûr, ils ont Carey Price. C’est du solide. Mais ils ont battu les Penguins pour une raison : parce que c’est une équipe rapide qui travaille fort », a expliqué Nate Thompson, acquis du Canadien à la date limite des transactions.

Une ronde intense

D’ailleurs, les Flyers se demandent si cette série disputée face aux Penguins ne représentera pas un avantage pour les Montréalais.

« Le momentum de cette victoire leur a sans doute donné beaucoup de confiance », a fait valoir Travis Konecny.

Pendant que le Tricolore éliminait les Penguins en quatre rencontres, les Flyers se mesuraient aux Bruins, au Capitals et au Lightning dans un tournoi à la ronde regroupant les quatre équipes qui affichaient le plus haut pourcentage de victoires dans l’Association de l’Est au moment de la pause.

Un tournoi balayé par les représentants de la ville de l’amour fraternel, ce qui leur a permis de grimper de la quatrième à la première place. En cours de route, ils ont inscrit 11 buts et en ont accordé seulement trois. Ce n’est pas rien.

« Le niveau d’intensité de la ronde de qualification était plus élevé que celui du tournoi à la ronde. Les matchs du Canadien contre les Penguins étaient très intenses. Ils pourraient être plus prêts que nous au départ, a souligné Claude Giroux. On est quand même heureux de notre tenue pendant le tournoi à la ronde. Mais, on peut quand même jouer un peu mieux. »

Attaque massive au neutre

Les Flyers ont beau avoir inscrit 11 buts, ils n’en ont inscrit aucun en 11 supériorités numériques. 

« Je pense qu’on est à un rebond en notre faveur de voir tourner le vent de côté, a soutenu Konecny, membre de la première unité d’attaque massive des Flyers. C’est comme dans n’importe quelle facette du jeu : quand ça ne va pas bien, tu essaies de simplifier les choses. Faire des jeux simples, tirer au but et foncer au filet. Habituellement, c’est là que ça recommence à fonctionner. »

En saison régulière, les Flyers s’étaient tenus en milieu de peloton (14e) avec un pourcentage de conversion de 20,8 % (47 sur 226).

Voilà l’un des points sur lesquels s’est jouée la série entre le Canadien et les Penguins. Les Flyers devront y voir.