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Le masque obligatoire presque partout dans l’école

Les élèves pourront cependant suivre leurs cours dans les classes sans se couvrir le visage.

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Le masque devra s’ajouter à la liste des fournitures scolaires pour les élèves du Québec dès la cinquième année, a annoncé lundi le gouvernement à trois semaines de la rentrée.

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a présenté à Montréal des ajustements au plan de match du gouvernement, qui était attendu de pied ferme par les parents et enseignants.

« C’est prioritaire qu’on réussisse cette belle rentrée [...] C’est crucial de rouvrir nos écoles », a-t-il dit.

Dès la cinquième année et jusqu’à la formation aux adultes, le port du couvre-visage sera obligatoire.

Pas en classe

Le masque n’aura pas à être porté à l’intérieur des classes ou quand les élèves se mettent à table. Par contre, comme tous les membres du personnel, ils devront se couvrir le visage lors des déplacements dans l’école ou les transports scolaires. 

Par ailleurs, le gouvernement recommande aux enfants d’un niveau inférieur à la 5e année de porter un couvre-visage dans les mêmes circonstances, mais ce n’est pas obligatoire.

  • Écoutez l'entrevue de Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation et de l’Enseignement supérieur, à QUB Radio:

Les visiteurs devront quant à eux porter le masque en permanence, sauf s’ils sont assis dans un auditorium avec une distance de 1,5 mètre entre eux.

Autre ajustement, les élèves ne seront pas regroupés en bulle de six élèves. 

Dans une même classe, les étudiants n’auront pas à respecter une distanciation physique entre eux. Toutefois, une distance de deux mètres devra être maintenue entre les jeunes et le personnel. 

Pour les cégeps et les universités, c’est la consigne du masque obligatoire dans les lieux fermés qui sera appliquée telle qu’annoncée le mois dernier.

Les autres consignes sanitaires, comme le lavage des mains et la désinfection des locaux vont se poursuivre.  

Selon le ministre, la rentrée du printemps, à l’extérieur de Montréal, prouve qu’on peut concilier l’école et la COVID-19.

M. Roberge espère que les ajustements annoncés rassureront les parents avec lesquels il promet d’être transparent. 

Rien à cacher

« On n’a rien à cacher », a-t-il affirmé. 

Les parents seront avisés dès qu’il y aura un cas déclaré positif dans la classe de leur enfant, et même dans l’école.

Les parents obtiendront un guide « à coller sur le frigo » sur la marche à suivre en cas de COVID-19.

 

Rattrapage... et à distance  

Photo Ben Pelosse

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge (photo), a promis lundi des « ajouts de service, des périodes de consolidation et de rattrapage » pour les élèves qui ont manqué jusqu’à trois mois sur les bancs d’école au printemps.

« On veut rattraper nos retards [...] On va vouloir en donner plus pour nos élèves », a-t-il vaguement affirmé, ajoutant que les détails viendront ultérieurement.

Il a néanmoins promis que 24 heures après la fermeture d’une classe ou d’une école, les élèves recevraient de l’enseignement à distance, avec des seuils minimums de services selon le niveau scolaire.

Par exemple, un élève du secondaire aurait droit à un minimum 15 heures de cours par semaine et deux heures d’accès à des enseignants par jour.

Près de 100 millions $ d’équipements technologiques ont été commandés, a dit le ministre.

Il est aussi possible qu’une partie de l’enseignement des cours optionnels en secondaire 4 et 5 se déroule à distance.

L’offre d’enseignement à distance sera aussi élargie pour les élèves, ou ceux ayant un proche, avec des problèmes médicaux les mettant à risque.

Sports-Arts-Études dans le flou  

Tous les programmes Sports-Arts-Études sont permis, a affirmé le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui a reconnu du même souffle que plusieurs écoles ne seront pas en mesure de les offrir.

« Honnêtement, Sports-Arts-Études c’est plus dur à cause du contexte sanitaire [...] Certaines écoles vont y arriver, d’autres écoles vont être obligées de réduire ou ne pourront juste pas le faire », a-t-il dit.

Il laisse aux écoles le soin de décider quels programmes pourraient se poursuivre ou non cet automne, tout en respectant les consignes sanitaires, comme la désinfection après chaque utilisation de locaux ou d’équipements.

Des résultats plus rapides  

Insatisfait des lenteurs pour obtenir les résultats aux tests de dépistage de la COVID-19, le ministre de la Santé, Christian Dubé, promet que ce sera plus efficace.

Les parents et les écoles ne devraient pas avoir à attendre jusqu’à cinq jours, ou plus, pour connaître les résultats d’un test.

« Il nous reste trois semaines, on va avoir une meilleure rapidité », a-t-il déclaré lundi en conférence de presse.

Le ministre indique être en discussion avec les PDG des centres de santé et de services sociaux pour voir s’ils pourraient créer des corridors d’accès au dépistage pour les enfants et leurs parents.

Pas de bulles  

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

L’idée des bulles de seulement six élèves, évoquée en juin, a finalement été écartée par le gouvernement. 

« La bulle, c’est la classe », a souligné Jean-François Roberge. Ainsi, les élèves ne devraient côtoyer que les 20 à 25 autres jeunes de leur salle de classe.

Ce seront les enseignants qui vont se déplacer. À l’intérieur de la classe, la distanciation physique ne sera pas nécessaire. Mais la distance d'un mètre devra être respectée entre les élèves des autres classes.

Aux récréations, à l’extérieur, les élèves n’auront pas à porter le masque, mais ils devraient encore une fois rester dans le même groupe.


Pour assurer la cohérence avec les ajustements annoncés, les enfants de 10 ans et plus devront porter le masque obligatoirement dans les lieux publics fermés dès le 24 août.

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