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Le quotidien sera chamboulé dans les écoles secondaires à la rentrée

Voici un aperçu des changements qui seront en place dans certaines écoles

Éric Pouliot, le directeur de l’école secondaire Pointe-Lévy, située à Lévis. On le voit devant l’établissement, mardi.  On y ouvrira notamment des locaux supplémentaires pour le dîner à la rentrée.
Photo Jean-François Desgagnés Éric Pouliot, le directeur de l’école secondaire Pointe-Lévy, située à Lévis. On le voit devant l’établissement, mardi. On y ouvrira notamment des locaux supplémentaires pour le dîner à la rentrée.

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Le quotidien sera chamboulé lors du retour en classe, mais c'est probablement dans les écoles secondaires que les changements seront les plus grands, a constaté Le Journal.

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Les adaptations imposées par les mesures sanitaires varieront d’une école à l’autre, selon leur réalité. Mais déjà, les directions d’école ont une bonne idée des changements qui devront être mis en place à la rentrée, puisqu’ils y travaillent depuis la mi-juin. 

Dans certaines écoles, l’arrivée des élèves pourrait se faire selon des horaires décalés ou par des entrées différentes, pour réduire les attroupements d’élèves.  

Les élèves devront bien sûr se laver les mains dès qu’ils mettront le pied à l’école, munis de leur couvre-visage. 

À l’école Georges-Vanier à Laval, les élèves seront d’ailleurs accueillis par des membres du personnel, bouteille de désinfectant en main, afin de s’assurer que tous les ados respectent cette consigne sanitaire de base. «On ne veut pas prendre de chances», lance le directeur, Jean Godin. 

Pas de casier

Dans cette école secondaire, les élèves se dirigeront ensuite directement dans leur classe, puisqu’ils n’auront pas accès à leurs casiers, du moins pour commencer l’année. 

La même matière sera enseignée pendant tout l’avant-midi et le même scénario se répétera l’après-midi, ce qui permettra d’alléger le sac à dos des élèves en l’absence de casiers, explique le directeur. 

Dans toutes les écoles à travers la province, les élèves devront rester dans la même classe pendant toute la journée, avec les mêmes élèves. Ce sont plutôt les enseignants qui circuleront d’une classe à l’autre, soit le contraire de ce qui se fait habituellement dans les écoles secondaires. 

Des établissements ont toutefois décidé de conserver l’accès aux casiers, qu’il faudra réorganiser selon les groupes fermés. À l’école secondaire Pointe-Lévy, par exemple, un élève devra obligatoirement partager son casier avec un autre élève de la même classe. 

Éric Pouliot, le directeur de l’école secondaire Pointe-Lévy, située à Lévis. On le voit devant l’établissement, mardi.  On y ouvrira notamment des locaux supplémentaires pour le dîner à la rentrée.
Photo Jean-François Desgagnés

Les cours d’arts, d’éducation physique, de musique et de sciences se donneront comme à l’habitude, ont indiqué les directeurs d’école avec qui Le Journal s’est entretenu.  

Les élèves pourront se déplacer dans le gymnase ou le laboratoire de sciences, mais le matériel utilisé par les élèves devra être désinfecté entre chaque groupe.   

À la cafétéria

L’heure du dîner sera aussi réorganisée dans plusieurs écoles. Un maximum de 250 élèves à la fois est permis à la cafétéria, où la distanciation physique d’un mètre entre les élèves devra être respectée.  

Des tables et des chaises seront retirées ou encore marquées d’un X fait à l’aide d’un ruban rouge afin de s’assurer que les élèves gardent une bonne distance entre eux.  

Éric Pouliot, le directeur de l’école secondaire Pointe-Lévy, située à Lévis. On le voit devant l’établissement, mardi.  On y ouvrira notamment des locaux supplémentaires pour le dîner à la rentrée.
Photo Jean-François Desgagnés

Deux ou même trois périodes de dîner sont prévues, selon les écoles. À Pointe-Lévy, des locaux supplémentaires seront aussi ouverts pendant l’heure du dîner.  

La surveillance des élèves pendant les pauses et l’heure du dîner reste toutefois un enjeu. Au Centre de services scolaires Marie-Victorin, qui dessert la Rive-Sud de Montréal, on songe sérieusement à augmenter le nombre de surveillants dans les écoles secondaires, indique sa directrice générale, Marie-Dominique Taillon. 

Laurence Beaunoyer-Pinsonneault, directrice de l'école secondaire Saint-Jean-Baptiste à Longueuil et Marie-Dominique Taillon, directrice du centre de services scolaires Marie-Victorin.
Photo Ben Pelosse
Laurence Beaunoyer-Pinsonneault, directrice de l'école secondaire Saint-Jean-Baptiste à Longueuil et Marie-Dominique Taillon, directrice du centre de services scolaires Marie-Victorin.

À temps plein pour le 4e et la 5e secondaire

Dans plusieurs écoles et centres de services, on indique que la priorité est d’accueillir les élèves de quatrième et de cinquième secondaire à temps plein en classe, plutôt que dans une formule hybride, qui combinerait l’enseignement à distance et celui en classe. 

Pour y arriver, il faudra toutefois réduire l’offre de choix de cours dans plusieurs écoles puisque les groupes fermés limitent les possibilités, indique Mme Taillon. 

À l’école Georges-Vanier à Laval, des groupes multiniveaux seront par ailleurs créés pour répondre à cette contrainte logistique.  

Un enseignant pourrait devoir enseigner le français ou les mathématiques de quatrième et de cinquième secondaire au sein d’un même groupe, explique son directeur, Jean Godin. 

Activités parascolaires

Les directions d’école ont par ailleurs indiqué vouloir maintenir les activités parascolaires, dans la mesure du possible.  

À l’école secondaire Saint-Jean-Baptiste, à Longueuil, la directrice Laurence Beaunoyer-Pinsonneault prévoit même offrir davantage d’activités sur l’heure du dîner, afin d’éviter que les élèves ne se retrouvent tous en même temps à la cafétéria. 

Jeux électroniques et ateliers de tricot et de scrapbooking pourraient notamment être offerts aux élèves, mentionne-t-elle.