/news/provincial
Navigation

Pas de confrontation avec le BAPE sur le tramway

La Ville de Québec renvoie la balle au gouvernement provincial

Coup d'oeil sur cet article

La Ville de Québec a rejeté en bloc toute forme de résistance ou de manque de transparence face aux signes d’impatience du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans le dossier du tramway.

• À lire aussi: Tramway: le BAPE hausse le ton

• À lire aussi: Projet de tramway: la Ville de Québec répond enfin au BAPE

La semaine dernière, le BAPE avait demandé à la Ville de préciser plusieurs segments de réponse, jugeant qu’ils contenaient des informations «incomplètes» ou encore qu'ils n’étaient «plus valables».  

Le BAPE exigeait des précisions avant 14h le 11 août. La commissaire insatisfaite avait même précisé qu’elle pourrait contraindre la Ville de Québec à fournir des informations manquantes sur le projet. 

Selon Luc Monty, directeur général de la Ville de Québec, et Daniel Genest, directeur du bureau de projet du réseau structurant de transport en commun, il n’y a pas de friction ni d’esprit de confrontation à l’heure actuelle avec le BAPE. Pour eux, il s’agit d’un «échange normal» qui ne les offusque pas.  

«On leur a partagé l’information la plus à jour», ont-ils lancé en point de presse mardi tout juste après avoir envoyé leurs réponses au BAPE. Le maire Régis Labeaume n’était pas présent. 

La balle au gouvernement

Les deux représentants ont répété à quelques reprises que la Ville de Québec est prête à passer à la prochaine étape, soit le lancement de l’appel de propositions. 

Pour ce faire, le gouvernement du Québec doit remplir deux conditions. Des modifications législatives sont nécessaires, ainsi que l’autorisation du Conseil des ministres. Le processus d’appel de propositions, prévu pour septembre prochain dans l’échéancier, pourrait donc être retardé. 

Entre le lancement de l’appel de propositions et la signature du contrat avec le consortium retenu, les délais varient de 12 à 14 mois, selon la Ville de Québec. L’octroi du contrat, toujours annoncé pour octobre 2021, surviendrait avant l’élection municipale du 7 novembre 2021 à moins d'un délai cet automne.

En ce qui concerne l’incidence de la COVID-19 sur l’achalandage, la Ville de Québec affirme n’avoir pas de boule de cristal. Les dirigeants s’attendent à un retour à une certaine normalité d’ici trois à cinq ans dans le transport en commun. 

L’opposition doit réagir au point de presse du jour sous peu. 

Le rapport final du BAPE sera remis au ministre de l'Environnement au début du mois de novembre prochain.  

Pour le chef de l'opposition officielle à la Ville de Québec, Jean-François Gosselin, il est clair que l’échéancier du maire ne tient plus la route. L’octroi du contrat sera assurément repoussé après l’élection de novembre 2021.  

«C’est très surprenant de les entendre dire qu’ils sont prêts à passer à la prochaine étape alors que le dossier d’affaires va être mis à jour en janvier 2021. Le gouvernement du Québec a aussi commandé sa propre étude d’achalandage. On doit aussi attendre les recommandations du BAPE, qui va produire son rapport au mois de novembre. L’administration Labeaume veut mettre le glaçage sur un gâteau qui n’est pas encore cuit», a-t-il lancé en soulignant qu’il n’y avait aucun élu au point de presse du jour.