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L’opposition réclame un rapport d’enquête public sur le congédiement de Fatima Houda-Pepin

L'ex-diplomate, Fatima Houda-Pepin
Photo d'archives, Simon Clark L'ex-diplomate, Fatima Houda-Pepin

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L’opposition demande au gouvernement de rendre public le rapport d’enquête sur la gestion de la Délégation du Québec à Dakar, après le congédiement de Fatima Houda-Pepin.

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Mardi, l’ex-diplomate est sortie de son mutisme. Dans une lettre transmise aux médias, elle dit avoir été chassée injustement de son poste de déléguée générale du Québec dans la capitale sénégalaise, qu’elle a occupé durant moins d’un an.

Elle réclame la publication du rapport de l’administrateur expert dépêché à Dakar en début d’année pour enquêter sur la gestion de la délégation. Elle soutient que c’est à sa demande que le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) a envoyé l’inspecteur.  

Les partis politiques réclament davantage de transparence au sujet de cette « nomination partisane » de la CAQ qui s’est transformée en « démotion politique ».  

« Nous demandons aussi au gouvernement de rendre public le rapport d’enquête », a réagi le député péquiste Joël Arseneau.

Règne tourmenté

Rappelons que plusieurs congédiements et démissions avaient suivi l’arrivée en poste de Fatima Houda-Pepin au Sénégal, en septembre 2019.

On lui reprochait notamment de résider dans un hôtel à environ 200 $ la nuit plutôt que d’habiter sa résidence officielle à Dakar, dont le loyer, payé par les contribuables, était de 13 800 $ par mois.

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Le fin mot de cette saga

« Après avoir fait enquête sur les allégations rapportées par les médias en février dernier, le gouvernement du Québec doit maintenant faire preuve de transparence et dévoiler les conclusions de l’enquête », a fait valoir la libérale Nicole Ménard, dans une déclaration transmise à notre Bureau parlementaire.  

Selon elle, les gestes rapportés ont nui à la crédibilité du Québec à l’étranger, plus particulièrement dans ses relations avec le Sénégal. « Cette décision du gouvernement a coûté cher pour les contribuables québécois. Ils veulent connaître le fin mot de cette saga », a-t-elle ajouté. 

Les solidaires veulent eux aussi connaître le détail des dépenses et des problèmes vécus à la délégation. Québec solidaire se dit également « favorable » à ce que se tienne une commission parlementaire sur le sujet. 

Le mandat de Mme Houda-Pepin comme déléguée générale du Québec à Dakar a pris fin le 6 août dernier à la suite d’une « procédure administrative ». Le gouvernement n’a pas voulu commenter davantage.