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Les joueurs vivent dans leur bulle

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Photo AFP C’est masqués que les Marlins de Miami ont célébré leur retour au jeu avec un gain contre les Orioles de Baltimore, le 4 août. Ils avaient raté une semaine d’activités en raison d’une vingtaine de cas positifs à la COVID-19 au sein de l’organisation.

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Un joueur de baseball a des responsabilités envers la population, ses coéquipiers, les membres de son organisation et ses proches. En cette période de la COVID-19, le baseball majeur et l’Association des joueurs ont établi un protocole pour tenter d’éviter des éclosions au sein des équipes. 

Le hockey, le soccer et le basketball en Amérique du Nord ont implanté un système qui fonctionne bien. Pourquoi ? Parce que les athlètes respectent les consignes adoptées. Ce qui n’est pas le cas chez plusieurs joueurs du baseball majeur.

Les problèmes ont commencé lorsque des membres des Marlins de Miami ont côtoyé des personnes qui ne faisaient pas partie de leur famille ou de l’entourage de l’équipe. Le résultat fut alarmant, car le virus s’est rapidement propagé au sein de l’organisation, en plus d’atteindre ses rivaux.

L’insouciance de certains joueurs a forcé les autorités de la MLB à remettre des matchs. Cette semaine, Cleveland a retourné deux excellents joueurs à la maison pour bris des consignes. 

Est-ce que ce sont les dirigeants des clubs qui ne sont pas assez sévères ? 

NON. C’est triste à dire, mais certains athlètes vivent dans leur monde, qui est différent de celui de la majorité des gens durant la pandémie. Il est temps qu’ils corrigent leur manière de vivre à l’extérieur du stade. 

Afin d’éviter que la situation se détériore davantage, le moment est venu de sévir et d’appliquer des sanctions sévères contre les délinquants. C’est simple : le joueur fautif doit être sur-le-champ suspendu sans salaire pour le reste de la saison. 

Ceux qui sont pris en défaut réfléchiront avant de s’adonner à une activité qui ne respecte pas les normes du protocole d’entente.  

Les villes-bulles 

LNH, NBA et MLS ont opté pour les villes-bulles pour réunir les joueurs afin de disputer leurs parties. Les résultats démontrent que c’était sans aucun doute l’unique décision à prendre.  

Avec les séries qui approchent, le baseball majeur doit sérieusement étudier la possibilité de disputer ces parties dans une ville-bulle. 

Les stades et les équipements des camps d’entraînements en Floride et en Arizona sont disponibles. Mais ces deux États sont sévèrement touchés par une recrudescence de la COVID-19. À la lumière de la situation, le bureau du commissaire Rob Manfred doit analyser la possibilité de disputer les matchs d’après-saison dans des villes où on retrouve plus d’un stade de baseball.

La Californie me vient immédiatement en tête, car il y a deux stades à Los Angeles et un autre à deux heures de route, à San Diego. La météo serait très favorable parce qu’il pleut rarement dans le sud californien. 

Mais il y a un os dans la moulinette. Le décalage horaire de trois heures entre les côtes ouest et est serait défavorable à la diffusion des rencontres au petit écran. Au début des éliminatoires, il peut y avoir jusqu’à quatre duels par jour. 

Les deux autres villes à considérer sont Chicago et New York. 

Mêlées générales

Les Astros de Houston ont été trouvés coupables de violation envers les règles sur le vol de signaux. 

Les Dodgers de Los Angeles, qui ont décrié la stratégie illégale des Astros au cours de la saison morte, ont affronté Houston en lever de rideau, fin juillet. Sans aucune surprise, il y a eu du grabuge. 

Le lanceur des Dodgers Joe Kelly a failli atteindre les frappeurs Alex Bregman et Carlos Correa. Les joueurs se sont fait les gros yeux, il y a eu des échanges verbaux et les deux bancs se sont vidés. 

Kelly a écopé d’une suspension de huit matchs. Sauf si ma vue fait défaut, la distanciation physique n’a pas trop été respectée lors de cette rencontre au sommet impliquant 56 hommes...

Une mêlée générale au baseball est souvent une simple réunion de joueurs qui s’assurent de trouver un ami pour de pas être obligés de se battre. 

Ce que je trouve frustrant et décevant, c’est lorsque qu’un entraîneur adjoint comme Alex Cintron, des Astros, allume le feu en défiant Ramon Laureano, des Athletics d’Oaklan qui venait d’être atteint pour la deuxième fois dimanche dernier. Dans le contexte actuel, Cintron devrait être suspendu 20 matchs, point à la ligne. 

Surtout qu’il est sorti de l’abri une fois que les joueurs ont formé une ligne défensive devant lui pour le protéger. 

Amendes plus salées

La sanction à Joe Kelly est valable, mais il y a d’autres décisions que le baseball majeur doit prendre. 

Chaque membre du personnel qui quitte l’abri des joueurs ou l’enclos des releveurs doit payer une sévère amende. 

Maintenant, c’est au tour des joueurs d’être prudents. Cela serait véritablement regrettable que la saison de baseball soit freinée en raison de quelques têtes folles !