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Sécurité routière: une fillette sauvée miraculeusement par sa ceinture

Une enfant de 7 ans est sortie indemne d’un accident qui a coûté la vie à sa mère

Eric Andre Saucier Melody
Photo Simon Clark Éric-André Saucier et sa fille Mélody, 7 ans, à Québec, hier. L’enfant a survécu à un accident de la route survenu samedi dernier. La maman de la petite, Bee’anka Desbiens, a quant à elle perdu la vie lors du drame.

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Un père de famille de Québec lance un cri du cœur malgré de tragiques circonstances pour rappeler l’importance du port de la ceinture de sécurité, qui a permis à sa fille de sept ans de se tirer miraculeusement indemne d’un accident de la route qui a coûté la vie à sa maman.

Le drame s’est joué au crépuscule, samedi dernier vers 4 h 30, sur le chemin Craig, à Saint-Sylvestre, en Chaudière-Appalaches. 

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Photo Simon Clark

Bee’anka Desbiens était au volant de son véhicule quand, possiblement en raison de la vitesse, la voiture a embouti un poteau en bordure de la route. La mère de 28 ans, originaire de Québec, est décédée sous la force de l’impact, elle qui n’était pas attachée. Sa «princesse», comme il est écrit dans l’avis de décès, était pour sa part bien installée à l’arrière dans son siège pour enfant. 

«Que ma fille soit attachée dans le bon banc d’enfant pour sa grandeur, ça a sauvé sa vie. Sa mère, qui n’était pas attachée, ça lui a coûté la vie», résume Éric-André Saucier, l’ex-conjoint de Mme Desbiens.

Mélody, 7 ans, était assise du côté passager sur le banc arrière. Elle s’en est sortie avec des «égratignures de la grosseur d’une pièce de 10 cents sur le genou», explique le père. «Elle était en petite boule, incapable de bouger dans l’auto» lourdement accidentée, ressasse-t-il.

«Ma fille a ces égratignures-là alors que des enfants qui tombent dans le gazon ont pire», s’explique-t-il encore bien mal.

«Une championne»

Les quelques jours qui ont passé depuis le drame ont permis à Éric-André Saucier et Mélody de retrouver un semblant de normalité, bien que le père reste subjugué par la réaction empreinte de sang-froid de sa fillette. «Elle a fait ça comme une championne [après l’accident] et elle a gardé son calme malgré tout. C’est surréel», lance-t-il, admiratif. 

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Photo Simon Clark

«Elle ne semble pas avoir de traumatisme pour l’instant. On est allé en auto [dimanche] et ça semblait bien aller. Je vais rester à l’affût. Dans les deux dernières nuits, elle a bien dormi. Elle a mangé comme à la normale et elle va au camp de jour», assure-t-il. 

«Ça n’a pas de prix»

Malgré les circonstances tragiques, le père de famille souhaite en profiter pour émettre un rappel crucial aux familles québécoises: «portez votre ceinture», clame-t-il. Il rappelle aussi l’importance d’un banc pour enfant bien ajusté à la taille de celui-ci.

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Photo Simon Clark

«Cette petite fille-là, elle a perdu sa mère, insiste-t-il en référence à sa petite Mélody. Un enfant avec ses deux parents, ça n’a pas de prix.»

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Éric-André Saucier se retrousse maintenant les manches pour soutenir pleinement Mélody dans son deuil. Il a déjà entamé des démarches pour qu’elle puisse avoir accès à de l’accompagnement psychologique si le besoin s’en fait sentir.

«Je vais l’accompagner là-dedans. Je suis tellement content qu’elle soit encore là», lâche M. Saucier, la gorge nouée par l’émotion.

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Photo Simon Clark

Pas acquis pour tout le monde

L’accident auquel a miraculeusement survécu Mélody Saucier, 7 ans, démontre toute l’importance du port de la ceinture de sécurité en voiture, souligne le porte-parole de CAA-Québec Pierre-Olivier Fortin. 

«La ceinture de sécurité, on pourrait penser que c’est acquis et que tout le monde y pense. Hélas, ce n’est pas le cas. On voit encore des décès», déplore M. Fortin. 

Neuf personnes sur 10 sont assidues quant à l’obligation du port de la ceinture de sécurité, selon la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Le fait de ne pas s’y plier continue de coûter des vies chaque année.

«Si tous les occupants d’un véhicule s’attachaient, on aurait 30 décès de moins chaque année», fait valoir le porte-parole de l’organisme.

«Ça peut faire la différence entre la vie et la mort, entre des blessures graves et des blessures mineures», ajoute-t-il.

Miraculeux

Au-delà du fait qu’elle était attachée, la petite Mélody a surtout pu compter sur un siège d’appoint bien adapté à sa grandeur pour lui épargner les conséquences d’un accident qui aurait pu lui être fatales, souligne son père, Éric-André Saucier.

Pierre-Olivier Fortin rappelle que chaque banc pour enfant a ses particularités, c’est pour cette raison qu’il est «très important de bien l’installer», pour qu’il joue le rôle qu’on attend de lui. Un rôle qui a été crucial dans le cas de Mélody.

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Photo Simon Clark

«On voit de temps à autre des histoires, comme celle-là, où la voiture est amochée et où c’est quasiment miraculeux que l’enfant s’en sorte», souligne-t-il.

Depuis le 18 avril 2019, les enfants qui mesurent moins de 1,45 mètre, soit 4 pieds 9, ou qui sont âgés de moins de neuf ans doivent obligatoirement être installés dans un siège d’appoint adapté à l’arrière du véhicule.