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Incapable de porter un masque en raison de douleurs, il se voit refuser l'entrée dans des commerces

Marc Genest
Photo courtoisie Marc Genest

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Un homme de Québec, souffrant de névralgie faciale, ne peut pas porter de masque en raison de douleurs et se fait donc refuser l’accès dans plusieurs commerces, malgré ses explications.

«Un masque, ça devient insupportable», a expliqué d’emblée Marc Genest à QUB radio, jeudi.

Tombé d’un toit il y a trois ans, il a subi plusieurs fractures au visage et vit depuis avec une sensibilité «extrême» dans cette région. «Un peu comme si j’avais les nerfs à vif [après] une blessure», a-t-il décrit.  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Marc Genest à QUB radio:   

Il s’avère donc impossible, pour lui, de porter un couvre-visage, qui devient ainsi comparable à appliquer un bout de tissu sur une plaie ou une brûlure.

De ce fait, il enfile une visière lorsque vient le temps d’aller faire des courses, mais plusieurs commerces lui refusent tout de même l’entrée, les employés n'étant pas prêts à entendre les raisons pour lesquelles il ne porte pas de masque.

Aucune «porte de sortie»

Pour essayer de trouver une solution à son problème, le résident de Québec dit avoir fait le tour des instances gouvernementales. Plusieurs personnes ont tenté de l’aider, mais sans succès, puisqu’il serait visiblement tombé dans une faille du système.

Même son médecin a refusé de lui fournir un document expliquant sa condition, sous prétexte qu’il n’avait reçu aucune consigne en ce sens de la part de l’État.

«Il ne semble pas y avoir de porte de sortie conventionnelle dans mon cas. Il ne semble pas y avoir de solution», a laissé tomber M. Genest, découragé par la situation.

«J’ai pris soin des miens pendant une vingtaine d’années. Ça fait 20 ans que je ne suis pas allé au restaurant, ça fait 20 ans que je ne suis pas allé voir un film, ça fait 20 ans que je n’ai pas de blonde. Je n’en ai pas, de vie, ça fait longtemps. Là, tout ce que je demande, c’est au moins d’être capable d’aller faire mon épicerie, excusez-moi le mot, sans me faire écœurer et je ne suis pas capable», a-t-il ajouté, précisant qu’il avait été aidant naturel auprès de ses parents jusqu’à leur décès.

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