/news/coronavirus
Navigation

Merci à nos anges gardiens: les préposés propulsés au-devant de la scène

Au premier rang lorsque la pandémie a éclaté, ils ont démontré la nécessité de leur métier au monde entier

Marie-Claude Fournier
Photo Chantal Poirier Marie-Claude Fournier, du CHSLD La Prairie, a complètement changé ses habitudes de vie pour se protéger ainsi que ses patients lorsque la crise sanitaire a éclaté. L’établissement où elle travaille n’a finalement pas eu de cas recensé.

Coup d'oeil sur cet article

La pandémie de COVID-19 aura mis en lumière le travail des préposés aux bénéficiaires. Dans ce dossier spécial, Le Journal rend hommage à certains de ces employés dévoués au bien-être de nos aînés.


La crise sanitaire aura permis de redorer le blason des préposés aux bénéficiaires, longtemps perçus par plusieurs comme pratiquant un métier de seconde zone, alors que « leur rôle est essentiel et crucial », selon des experts.

Pour rendre hommage à ces anges gardiens, nous vous présentons sept portraits de préposés aux bénéficiaires (PAB) et aides de service exceptionnels. Nommés par des proches ou des collègues après la publication d’un appel à tous, ils se démarquent par leur grand cœur, leur générosité, mais, surtout, leur désir d’ensoleiller la vie de leurs patients.

Pour le docteur Julien Clément, chirurgien général et directeur adjoint des services professionnels au CHU de Québec, les préposés aux bénéficiaires sont la base même du réseau de la santé. « Leur rôle est essentiel et crucial puisqu’ils sont les yeux, les oreilles, mais aussi les bras des unités de soins. Enlevez les préposés et ça ne sera pas long avant que l’hôpital ne fonctionne plus », affirme-t-il, espérant que les PAB soient reconnus à leur juste valeur.

Et M. Clément parle en toute connaissance de cause. En plus de travailler à leurs côtés depuis de nombreuses années, il s’est proposé pour pratiquer ce métier dans un CHSLD de Laval lourdement touché par la COVID-19 durant la pandémie.

« Ce n’est pas n’importe qui qui pourrait faire ce travail, ce n’est pas facile. Sur papier, ça semble accessible, mais ça prend des qualités humaines très développées. Il faut être passionné », assure le chirurgien. 

Professionnels du bien-être

C’est d’ailleurs cette passion qui pousse Valérie Boulet et Sylvie Bolduc à offrir toujours plus que la tâche demandée aux patients du CHSLD Richard-Busque, à Saint-Georges.

Marie-Claude Fournier s’est dévouée corps et âme pendant la pandémie afin de protéger son CHSLD, qui a pu être épargné par la COVID-19. 

« Ce qui m’a choqué durant la pandémie c’est qu’il n’y en a pas assez [de PAB] parce que c’est un métier qui est très peu valorisé. Personne ne veut nettoyer le caca des autres et c’est comme ça que c’est vu socialement », observe de son côté Nicolas Fernandez, professeur agrégé en pédagogie médicale à l’Université de Montréal.

Pourtant, si le métier ne se résumait qu’à cette tâche, Isabella Valverde Carrière ne l’aurait pas pratiqué pendant 32 longues années.

Après avoir perdu la majorité de ses contrats de travail durant la crise de la COVID-19, Salomé Bengoufa-Maltais a refusé la PCU et s’est plutôt inscrite sur la plateforme Je contribue pour aider les aînés.
Photo Pierre-Paul Poulin
Après avoir perdu la majorité de ses contrats de travail durant la crise de la COVID-19, Salomé Bengoufa-Maltais a refusé la PCU et s’est plutôt inscrite sur la plateforme Je contribue pour aider les aînés.

Ainsi, au-delà de cette tâche ingrate, les préposés aux bénéficiaires font bien d’autres choses. Ils sont les professionnels du « care », donc du bien-être et des relations humaines, selon M. Fernandez.

« C’est là toute l’importance des PAB. Ce sont eux qui ont la responsabilité de développer des liens avec les patients, pour qu’ils se sentent comme des humains et non pas comme des numéros », soutient-il. Un rôle que France Veilleux prend très au sérieux. Apportant des petits plats aux résidents ou faisant des marches avec eux bénévolement, elle veut qu’ils se sentent comme chez eux.

La crise sanitaire a fait éclater au grand jour le manque déjà criant de personnel en CHSLD, si bien que le premier ministre François Legault n’a eu d’autres choix que de lancer un signal d’alarme.

Dans la bonne voie

Rappelons que le gouvernement du Québec a tenté d’embaucher plus de 10 000 PAB au cours des derniers mois à l’aide d’une formation accélérée et d’une bonification de salaire de 18 % pour ses anges gardiens, qui gagnaient auparavant 42 000 $ par année.

« On est dans la bonne voie pour une meilleure reconnaissance du métier, c’est certain. En leur offrant 26 $ par heure, par exemple. La COVID-19 a certainement aidé à mieux les valoriser, [...] mais on pourrait faire plus », croit Nicolas Fernandez.

En attendant ces nouvelles recrues, Mathieu Casavant et Salomé Bengoufa-Maltais ont offert leur aide pour pallier les besoins de main-d’œuvre dans les centres d’hébergement à Montréal.

Isabella Valverde Carrière exerce le métier de préposée aux bénéficiaires depuis maintenant 32 ans.
Photo Pierre-Paul Poulin
Isabella Valverde Carrière exerce le métier de préposée aux bénéficiaires depuis maintenant 32 ans.

 

Un « cœur sur deux pattes »   

Marie-Claude Fournier
Photo Stevens LeBlanc

Elle cuisine des petits plats pour une résidente, fait des promenades avec ses patients après ses heures de travail et rassure les familles par vidéoconférence : une préposée aux bénéficiaires de Québec est « un cœur sur deux pattes », selon ses collègues.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

Un lien unique avec les aînés   

Marie-Claude Fournier
Photo Jean-François Desgagnés

Chérissant un « lien humain fort » avec les personnes âgées dont elle s’occupe, une préposée aux bénéficiaires de la Beauce n’hésite pas à sortir du cadre de ses tâches pour en donner plus à ses résidents.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

Le « pouvoir de l’amour » au cœur de son travail   

Marie-Claude Fournier
Photo Jean-François Desgagnés

Une femme de Saint-Georges utilise le « pouvoir de l’amour » chaque jour dans son travail auprès des aînés pour permettre aux « bâtisseurs du Québec » de s’épanouir en CHSLD.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

« Je n’avais pas le cœur de rester chez moi »   

Marie-Claude Fournier
Photo Pierre-Paul Poulin

Une jeune femme de Montréal secouée par le nombre des victimes de la pandémie utilise chaque seconde de son temps pour redonner le sourire aux aînés dans les CHSLD.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

Il change de carrière pour devenir préposé aux bénéficiaires   

Marie-Claude Fournier
Photo Ben Pelosse

Un professeur de danse qui s’est proposé comme aide de service durant la pandémie a apprécié son expérience à un point tel qu’il effectue un changement de carrière pour devenir préposé aux bénéficiaires.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

Elle a changé ses habitudes de vie pour protéger son CHSLD   

Marie-Claude Fournier
Photo Chantal Poirier

Une préposée aux bénéficiaires de la Rive-Sud s’est dévouée corps et âme pour protéger son CHSLD de la COVID-19, qui a été l’un des rares à être épargnés par la pandémie jusqu’ici.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

Une « héroïne » qui a « tenu le fort » durant la tempête   

Marie-Claude Fournier
Photo Pierre-Paul Poulin

Les proches d’Isabella Valverde Carrière sont extrêmement fières de son travail au front pendant la pandémie, même si elles se font un sang d’encre pour elle.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.