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Pas facile la vie d’un coach!

Pas facile la vie d’un coach!

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Je suis étonné que des crises causées par un haut stress n’affectent pas plus souvent les instructeurs.

En connaissez-vous beaucoup des gens dont chacune des prestations, à raison de deux ou trois par semaine, est suivie, scrutée et analysée par plus de 700 000 personnes ?  

Après chacune d’elle, il vous faudra aussi confronter une vingtaine de journalistes, dont plusieurs en direct à la radio et à la télé.  

Dans les jours sombres, tout le monde parle ouvertement de votre éventuel congédiement tout en mentionnant les noms de ceux qui pourraient vous remplacer. 

Il n’est pas rare qu’un de vos adjoints n’attende que votre chute pour sauter sur votre place.  

Tous les jours, il vous faut « vendre » un système de jeu à vos joueurs et certains d’entre eux n’y croient pas parce qu’ils estiment qu’ils n’ont pas assez de temps de jeu.  

Quand l’équipe gagne, les joueurs sont complimentés et applaudis, lorsque le club perd, on vous pointe du doigt.  

On n’a pas encore parlé des rivaux qui vous font suivre par des dépisteurs afin de neutraliser chacune de vos stratégies.  

Durant les matchs, rien n’est plus stressant que de tenter de « matcher » vos trios à ceux de l’autre équipe.  

Tous les jours, il vous faut réunir les moindres détails qui favoriseront votre troupe tout en éliminant tous les éléments défavorables.  

Toutes sortes de GENS

Et autour de vous, une brochette de coachs, anciens et déchus, commente la formation de vos trios. On vient aussi critiquer vos méthodes d’entraînement tous les jours.  

Évidemment, il faut écouter, conseiller, comprendre les joueurs qui viennent pleurnicher dans votre bureau. 

N’oubliez pas, il y a un langage pour les vétérans et un autre pour les jeunes. Il faut flatter l’ego des vedettes et pousser dans le dos des paresseux. Il faut être motivateur et ne jamais rater un renforcement positif auprès de ceux qui manquent de caractère. Vous devrez cacher les problèmes personnels de vos joueurs en difficulté.  

Et une chose est sûre. Votre belle aventure, votre rêve, se terminera par la désolation et l’humiliation d’un congédiement annoncé à travers l’Amérique. 

Beau métier. 

De l’enclave 

  • Comment Carey Price célébrera-t-il ses 33 ans, aujourd’hui ? Ça va vite. Il y a déjà 15 ans que le Canadien en faisait son premier choix au repêchage. Et c’est tout de même bizarre, il y a 35 ans, Jerry Price, le père de Carey, aussi gardien de but, était repêché par nul autre que les Flyers de Philadelphie.
  • La saison prochaine, les Sabres de Buffalo reviendront au bleu royal même si on garde le sigle des sabres et du buffle sur les uniformes. Déjà, on mène une vaste campagne de promotion dans la ville en distribuant les nouveaux chandails un peu partout, dont dans les hôpitaux.
  • Un accident terrible au Tour de Lombardie en Italie. Grand favori de la course, Remco Evenepoel (20 ans), vice champion du monde, a fait une chute à haute vitesse de son vélo et il est ensuite tombé en bas d’un pont. On ne craint toutefois pas pour la vie du Belge, talentueux et admiré.
  • L’ancien numéro 93 de sept équipes de la NHL, dont le Canadien, Doug Gilmour, anime sur le net pour la compagnie d’assurances Sonnet un quiz très amusant où il interroge des athlètes de différentes sphères dans un ascenseur.  
  • Les accidents des véhicules « côte à côte » sont de plus en plus nombreux en forêt et la police va bientôt sévir davantage. Pourquoi rouler en malade dans la nature si belle et tranquille ? Prenez le temps de vivre, on va là pour relaxer.
  • Sur les 31 instructeurs de la NHL, 22 ont déjà joué dans la NHL. Il n’y a que 6 Américains, les autres sont tous d’origine canadienne.
  • Il y a les propriétaires, l’argent, mais, avant tout, il y a la mission de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, qui est de développer les joueurs à la fois sur le plan académique et sportif tout en offrant l’environnement le plus sûr possible. Bravo à Gilles Courteau et son équipe. Pensons aux jeunes d’abord.
  • Le nouveau gin « Guy Lafleur » fait son apparition sur les tablettes de la SAQ. Excellent pour se calmer le pompon, dit le Flower national.