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Région de Québec: l'industrie du taxi roule au ralenti

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Après un été passé en situation de pandémie, l’industrie du taxi dans la région de Québec accuse une baisse de son chiffre d'affaires de 30%. 

Les fermetures hâtives des bars de la région, l’annulation du Festival d'été de Québec et l’absence de la saison des croisières constituent un véritable casse-tête pour les chauffeurs de taxi.

«C'est sûr que c'est une période difficile pour notre industrie avec les bars qui ferment plus tôt! Avant, on était habitués d'avoir des clients jusqu'à parfois trois ou quatre heures du matin! Maintenant, c'est complètement désert sur Grande-Allée après minuit», explique Luc Selesse, directeur de Taxis Coop Québec.

Le nombre d'appels a même diminué de moitié. Les chauffeurs de la région recevaient environ 50 000 appels en une seule semaine l'été dernier.

Le portrait est complètement différent cet été avec la pandémie; ce sont moins de 24 000 appels qui ont été reçus.

Pas de vol, pas de transport

L'industrie du taxi est aussi touchée par la baisse d'achalandage à l'aéroport Jean-Lesage, à Québec. Les vols se font rares depuis le début de la pandémie, ce qui rime avec une rareté de transports de touristes à proximité de l'établissement.

«On doit attendre parfois jusqu'à quatre heures pour voir apparaître un client à la sortie de l'aéroport! On ne peut pas attendre toute la journée ici, mais nous n'avons pas le choix si nous voulons faire un peu d'argent, car ailleurs, il n'y a personne», commente une chauffeuse de taxi, postée devant les portes d'entrée de l'aéroport.

«Je n'ai pas le choix de travailler plus! Normalement, je travaille huit heures par jour, mais depuis le début de la pandémie, je dois travailler au moins douze heures pour pouvoir arriver», ajoute un autre chauffeur de taxi.

Les conséquences de la COVID-19 pourraient se faire sentir encore pendant quelques années chez les chauffeurs de taxi.

L'industrie du taxi changera de nom

De gros changements sont à prévoir cet automne. Le gouvernement Legault annoncera une nouvelle loi qui touchera l'industrie du taxi, qui se nommera désormais Transport rémunéré de personnes.

«Il y a aura beaucoup de changements à prévoir pour les compagnies de taxi et aussi beaucoup plus de responsabilités pour les coopératives. Il n'y aura plus de quotas et ce sera plus facile pour monsieur et madame Tout-le-monde de devenir chauffeur de taxi plus rapidement [...]. Aussi, le permis de taxi ne vaudra plus rien à l'automne avec la nouvelle loi, car le gouvernement a racheté les permis aux prix payés par les gens dans les années précédentes, alors qu'ils valent beaucoup plus cher aujourd'hui», affirme Luc Selesse.

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