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Contagion de séparations

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Imaginez une télé-réalité dans laquelle des couples qui sont en relation depuis quelques années sont enfermés dans un bungalow. Pendant trois mois, ils doivent travailler, s’occuper des enfants, être 24 heures sur 24, ensemble.

C’est à cette expérience que plusieurs couples ont participé malgré eux. Pour beaucoup d’unions, cela aura été fatal.

Le nombre de séparations a doublé au Québec dans les derniers mois, et l’on prévoit que la tendance se maintiendra à l’automne.

Comment va votre couple depuis mars ? Certains pourront me répondre qu’il s’est solidifié ou encore qu’il s’est décomposé. D’autres me diront qu’ils se sont aimés ou qu’ils se sont détestés.

La pandémie a donné l’occasion à plusieurs couples de laver leur linge sale en famille. Elle leur a permis d’évaluer où ils en étaient concernant leur vie amoureuse et de mettre le doigt sur des problématiques conjugales.

On se sépare ou on continue

Anxiété liée à l’argent, stress occasionné par une perte d’emploi : pendant la pandémie, sur une courte période, les couples ont fait face à plusieurs enjeux. Il faut faire équipe pour traverser les tempêtes. Certains ont réalisé qu’ils seraient mieux d’être seuls que d’être mal accompagnés.

Ces mois d’incertitude nous ont permis de faire tomber le masque que l’on revêt pour faire semblant que tout va bien. Quand on n’a plus ses échappatoires comme les soirées entre amis, les cours de tennis ou les heures supplémentaires au bureau, n’ayant plus le droit d’aller voir ses amants ou ses maîtresses, on est obligé de regarder la vérité en face.

Enfermés pendant trois mois, des partenaires ont pu savoir s’ils étaient capables de communiquer, de passer au travers des épreuves, de s’aimer.

Lorsqu’une relation est sur le respirateur artificiel, parfois il vaut mieux avoir le courage de se débrancher. Cela donne un second souffle et permet de jouir de la vie à pleins poumons.