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Demande de recours collectif contre l'aéroport de Drummondville

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DRUMMONDVILLE – Exaspérés par le bruit excessif généré par les apprentis pilotes d'une école de pilotage de Drummondville, des citoyens s'adressent aux tribunaux pour mettre un terme au trouble de voisinage et obtenir des indemnisations.

La requête introductive d'instance dans le but d'intenter un recours collectif vise la Ville, propriétaire de l'aéroport, son gestionnaire la Société de développement économique de Drummondville et l'école de pilotage d'avion Collège Select Aviation et celle de pilotage d'hélicoptère Richopter.

Les 347 plaignants «demandent d'être indemnisés pour les inconvénients anormaux liés aux bruits excessifs et récurrents causés par le passage des aéronefs».

Qu'ils habitent le secteur du chemin Hemming, l'autre côté de la rivière Saint-François, ou celui de Saint-Nicéphore, ces citoyens allèguent une perte de jouissance de leur propriété, la baisse de la valeur de leur maison, ainsi que le stress et l'anxiété pour justifier leur démarche judiciaire.

Malgré la mise en place d'un comité de vigilance, les mesures d'atténuation sont jugées inefficaces par certains citoyens qui continuent d'être impactés par les manoeuvres de posés-décollés.

Dans leur requête, ils réclament 10,7 M$ en dommages compensatoires, soit environ 25 000$ pour chacun des résidents.

Dans un communiqué émis en fin de journée, la direction du Collège Select Aviation a mentionné respecter le choix du groupe de citoyens et elle a indiqué préférer limiter ses commentaires pour les instances qui entendront le dossier.

«Nous respectons le choix de ces citoyens, mais nous sommes déçus quant à la tournure des événements. Beaucoup de temps et d’argent ont été investis dans ce dossier dans le but de répondre aux demandes de certains citoyens insatisfaits. Le respect d’autrui et la collaboration avec la communauté ont toujours été des priorités pour le Collège Sélect Aviation. Les mesures d’atténuation du bruit que nous nous sommes imposées, notre présence à tous les événements organisés par le comité de vigilance ainsi que la vidéo explicative sur nos activités à l’aéroport ont su démontrer notre bonne volonté», a expliqué le directeur des études et des communications de l'entreprise, Marc Simard.

«Malheureusement, certains leaders de cette coalition s’acharnent contre notre collège en nous accusant de fautes discutables ou mensongères. Il est maintenant temps de se défendre. Nous ferons confiance au système judiciaire canadien et notre conseiller juridique s’assurera de faire respecter nos droits», a ajouté M. Simard.