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La SQDC n’a pas encore de politique écrite sur la fixation des prix

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Contrairement à la Société des alcools du Québec (SAQ), la Société québécoise du cannabis (SQDC) ne possède toujours pas de politique écrite en matière de fixation des prix sur ses tablettes.

Hier, en commission des finances publiques à l’Assemblée nationale, le député libéral de Pontiac, André Fortin, a demandé des explications sur ce sujet au PDG de la SQDC, Jean-François Bergeron.

« À la SAQ, la politique a une vingtaine de pages. Tout ce qui protège les consommateurs est dans ces documents, notamment contre une hausse de prix incompréhensible », avance M. Fortin. « À la SQDC, il n’y a rien. La société d’État pourrait acheter un produit à 1 $ et le revendre pour 5 $, 10 $, 15 $ ou 20 $ et il n’a rien pour protéger les consommateurs », déplore-t-il.

La direction de la SQDC a répondu qu’elle fixait davantage ses prix, pour le moment, en fonction de demeurer compétitive avec le marché noir. La société d’État n’écarte toutefois pas l’idée d’avoir bientôt une politique de prix écrite. 

« C’est vrai qu’on devrait en avoir une. Nous avons démarré il y a environ un an et demi. On essaie encore de comprendre comment le marché noir se positionne. [...] C’est pour cette raison que nous n’avons pas encore cristallisé une politique », a indiqué M. Bergeron. 

Vente illégale ?

Le député libéral a aussi interrogé le PDG de la SQDC et le ministre des Finances Eric Girard sur les variations de prix entre la vente de cannabis au gramme et en plus grande quantité, et ce, pour un même produit. 

Selon M. Fortin, le fait que la SQDC offre un meilleur tarif en fonction de la quantité contrevient à la loi puisque cela incite les gens à acheter davantage.

« Je suis surpris d’apprendre cela du ministre. Il est d’accord avec le fait que, plus tu en achètes, moins c’est cher. C’est écrit exactement le contraire dans la loi encadrant le cannabis. C’est illégal, ce que fait la SQDC. On doit vendre au même prix, et ce, peu importe le volume », souligne M. Fortin.

Le ministre des Finances a affirmé qu’il allait discuter de cela avec le PDG de la SQDC. M. Bergeron a justifié cette variation de prix notamment par les coûts plus élevés pour produire des contenants d’un gramme.