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Changer l’inhabituel en extraordinaire

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Photo AFP Les joueurs de l’Impact ont rendez-vous avec les Whitecaps de Vancouver mardi prochain.

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Un championnat dans le championnat, c’est ni plus ni moins ce que les clubs canadiens de la MLS vont nous proposer dans les prochaines semaines. Commencé depuis hier, ce tournoi mettra aux prises l’Impact, les Whitecaps et le Toronto FC dans une série de neuf matchs qui auront une grande incidence sur le futur de chacun de ces clubs.

D’abord, l’équipe qui conservera le meilleur dossier durant cette période accédera directement à la finale du championnat canadien avec, à la clé, une place en ligue des champions. Ensuite, une séquence heureuse au pays se traduira directement par une bonne place au classement en MLS, autant dire un bon coup de pouce — un boost — en vue des séries éliminatoires.

En somme, tout est encore à faire cette année, rien n’est joué. C’est le message que Thierry Henry devrait répéter ad nauseam dans le vestiaire du Bleu-blanc-noir à mon avis. Malgré tout ce qu’on a pu dire sur les performances en dents de scie de l’Impact dans le tournoi à Orlando, il est encore possible de rendre cette année 2020 pour le moins inhabituelle... extraordinaire.

Les forces en présence

La route est d’autant plus ouverte cette saison pour les clubs canadiens puisqu’aucun d’entre eux n’a connu un bon tournoi de reprise.

Dans cette chronique, j’ai amplement parlé de la performance de l’Impact, qui en a laissé plusieurs sur leur faim. Mais on pourrait en dire autant du Toronto FC depuis le retour du confinement. 

L’équipe de la Ville Reine n’a pas été flamboyante et s’est montrée plus que vulnérable face au onze montréalais il y a un mois à peine.

Les Whitecaps de Vancouver n’ont guère été plus convaincants, mais ils ont tout de même l’excuse d’avoir été privés de plusieurs joueurs importants. En ce sens, ils bénéficieront peut-être d’un effet de surprise au retour à la compétition.

Pour connaître du succès, la troupe de Thierry Henry devra être plus opportuniste à l’attaque, ça va de soi. Mais elle devra aussi contrôler les meilleurs éléments offensifs du Toronto FC qui est, sur papier, la meilleure équipe au nord de la frontière. Au cours du match dans la bulle à Orlando, l’Impact avait réussi à garder une majeure partie de la possession, mais avait été victime de son propre manque de concentration, en route vers une défaite de 4 à 3.

Le jeu au plus simple

En tant qu’entraîneur, je pourrais vous dresser une longue liste d’éléments qui mènent au succès d’une équipe. Mais si je devais passer celle-ci au tamis et ne faire ressortir que deux concepts, j’opterais pour l’éthique de travail et l’exécution.

Pour l’Impact, ce sont ces deux mots qui devraient rythmer les entraînements. Si les joueurs s’appliquent au travail, s’ils déploient plus d’énergie que l’adversaire, ils auront effectué la majorité du boulot en route vers la victoire. Le sport professionnel ne tolère que très rarement les demi-mesures.

Enfin, l’exécution est aussi essentielle, autant d’un point de vue individuel que collectif. S’ils appliquent les principes de jeu édictés par Henry et son personnel technique, ils devraient être difficiles à battre. Et, soudainement, l’année 2020, qu’on croyait maudite, pourrait se révéler sous un bien meilleur jour pour l’Impact et ses partisans.