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Que la police fasse son travail!

Que la police fasse son travail!
Photo d'archives, Didier Debusschère

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J’ai besoin qu’on m’explique. Je ne comprends pas.

Le Québec affiche jusqu’ici la pire performance au Canada en termes de contaminations et de décès liés à la COVID-19.

Il y aura une deuxième vague. Ce n’est pas une question de « si », mais de « quand ».

Ailleurs dans le monde, les cas repartent à la hausse. Les autorités resserrent la vis.

On resserre même dans des pays comme la Corée du Sud, où l’excellence du dépistage précoce avait permis d’éviter le confinement le plus strict.

Prêts ?

Le gouvernement Legault n’aura plus l’excuse de la surprise et se prépare.

Chaque établissement de santé aura un patron responsable. Très bien.

Pouvez-vous croire que ce n’était plus le cas depuis la réforme Barrette-Couillard ?

Le personnel soignant ne se promènera plus d’un établissement à un autre. Très bien.

On embauchera plus de monde. Très bien.

La rentrée scolaire sera une opération à haut risque : les fameuses « bulles » ne tiendront plus dès que les enfants retrouveront leurs amis chez eux ou dans la rue.

On n’hésitera pas, dit-on, à fermer une école ou à en retirer les personnes qui auront été en contact avec une autre déclarée positive. Très bien.

Il y a cependant un immense, immense trou dans cette stratégie gouvernementale.

Et je m’étonne qu’on n’en parle pas.

Nous savons que l’épidémie a muté. Elle n’a plus les caractéristiques du printemps.

On le voit en Asie, là où prend forme ce qui déferlera ensuite sur le reste de la planète.

Ce sont maintenant les gens de 20 ans, 30 ans, 40 ans qui sont les principaux agents de propagation.

Ils ne savent pas qu’ils sont infectés ou n’éprouvent que de très légers symptômes.

Au Japon, 66 % des nouveaux infectés ont moins de 40 ans. En Australie, c’est plus de 50 %.

Ces jeunes font comme si de rien n’était... et contaminent des gens plus à risque.

Où est ce trou immense dans notre préparation dont je parle ?

Dimanche, sur le mont Royal, lors d’une manifestation LGBTQ, pas de masques et pas de distanciation.

Et pas de police. Et pas de réponse de la police quand on lui a demandé pourquoi elle a laissé faire.

La veille, un party privé de jeunes à Laval entraîne de nouvelles contaminations.

La police connaît parfaitement l’adresse. Aucune amende.

Le 28 juin dernier, 60 jeunes font la fête dans une résidence de Saint-Chrysostome. Boum ! Explosion de nouveaux cas.

Aucune sanction policière.

À intervalles réguliers, les covidiots complotistes qui hurlent « Libaaaarté ! » manifestent.

Pas de masques, pas de distanciation... et pas d’intervention policière digne de ce nom.

Je pourrais multiplier les exemples.  

Consignes

Je ne parle pas d’une police qui intervient en livrant des sermons de boy-scout à des gens qui s’en fichent complètement.

Je parle d’intervenir pour vrai : prendre des noms et donner des amendes dissuasives.

On prétend se préparer pour vrai ? Très bien. 

Qu’on me réponde précisément : quelles directives reçoivent et recevront les corps de police ?