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Pédophilie: un Sherbrookois se demande quand il aura fini de payer sa dette à la société

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SHERBROOKE | Sylvain L'Espérance, condamné pour pédophilie, se dit traqué et harcelé. Il craint pour sa sécurité depuis que des affiches avec sa photo et son adresse sont apparues dans le voisinage.

L’homme a été condamné à des peines de 15 et de 18 mois d'emprisonnement pour des crimes sexuels, dont une affaire de pornographie juvénile impliquant des centaines d'images d'enfants en bas âge agressés par des adultes.

Sorti de prison depuis 13 mois, il se dit harcelé, même s'il dit suivre assidûment les traitements prescrits pour sa déviance et respecter à la lettre les conditions de sa probation.

«J’ai fait tout mon temps. Je fais ma probation number one. Je suis tout ce qui est à respecter. Je ne sors pas de chez nous. Je ne m’approche pas des parcs comme c’est dit dans ma probation», a-t-il dit à la caméra de TVA Nouvelles.

Ce serait encore pire depuis quelques mois alors que des gens affichent dans son quartier des copies de l'article de journal sur sa condamnation et sa photo.

Sur les réseaux sociaux comme «Spotted», des personnes vont même jusqu'à partager son adresse et son lieu de résidence.

L'homme de 31 ans déplore notamment que des véhicules s'arrêtent devant chez lui.

Jeudi, il aurait même reçu la visite d'individus qui auraient menacé de lui faire un mauvais parti.

«On me menace sur mon terrain de me casser les jambes... Ça n’a pas d’allure. Je ne peux même plus sortir de chez nous. [...] Il y a un char, il s’est parqué ici, pis ils me menaçaient. Ils disaient qu’ils allaient me tuer, me poignarder, me jeter dans la rivière.»

Sylvain L'Espérance et son conjoint ont porté plainte à la police, qui peut difficilement agir sans preuve concrète.

Sa seule option serait de déménager, ce qu'il envisage sérieusement de faire.

Le nom de Sylvain L'Espérance est inscrit à vie au registre des délinquants sexuels.