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La déclaration d’intention de l’Impact

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Dès mardi, l’Impact a un message à passer à l’ensemble de la MLS : au stade Saputo, attendez-vous à en baver. 

En MLS, l’avantage du terrain est primordial. Plus encore que dans les autres championnats de la planète, les matchs à domicile favorisent la plupart du temps l’équipe qui reçoit. En somme, pour y connaître du succès, il faut être en mesure d’établir sa supériorité sur son propre terrain.

L’an dernier, l’Impact n’a pas été très intimidant pour ses adversaires à l’ombre du Stade olympique. À domicile, le Bleu-blanc-noir a conservé une fiche de 8-6-3, loin, très loin d’être suffisant pour se tailler une place en séries éliminatoires... encore moins à travers l’élite de la MLS.

Pour toutes ces raisons donc, le Stade Saputo doit devenir (ou redevenir ?) un endroit hostile pour le reste des équipes du circuit Garber.

Comment y arriver ? Au-delà du talent et de la qualité d’un effectif, ça commence par l’énergie déployée dès le coup de sifflet initial. Les joueurs montréalais doivent être prêts à étouffer l’adversaire par leur engagement dès la sortie des vestiaires. 

De retour du confinement – peut-être s’en serviront-ils comme motivation ? – les joueurs de l’Impact ont l’occasion poser de nouvelles bases de travail dans leur stade mardi contre les Whitecaps. La balle est dans leur camp.

Henry est au courant

Tout ce que j’évoque dans cette chronique, Thierry Henry en est amplement au courant. En Premier League anglaise, il a connu beaucoup de succès avec une équipe, Arsenal, qui martyrisait ses adversaires à domicile.

De plus, il a passé plusieurs saisons avec les Red Bulls de New York, une des équipes, sinon l’équipe contre laquelle il est le plus difficile de gagner quand elle joue à domicile. 

En ce sens, au cours des quatre saisons complètes que Henry a jouées avec les Red Bulls, l’équipe a maintenu une fiche de 40-10-18 pour un pourcentage de victoire de 72 %. À titre comparatif, l’Impact n’a offert à ses partisans au cours des quatre dernières années qu’un pourcentage de victoire de 58 %. Concrètement, l’écart est immense.

Certes, dans les circonstances sanitaires actuelles, il est encore plus difficile pour l’Impact d’atteindre cet objectif. Au cours des derniers mois, on a clairement mesuré dans les championnats anglais, espagnols et allemands que l’avantage du terrain était mitigé en l’absence des partisans. Ceux-ci n’y seront pas pour donner de l’énergie aux joueurs ou encore influencer le regard des arbitres.

Qu’à cela ne tienne, l’Impact n’a pas le luxe d’attendre. Pour que l’année 2020 ne soit pas gaspillée, il doit se mettre au travail dès ce soir sur sa propre pelouse.

Championnat canadien

Les six prochains matchs tous joués contre les Whitecaps de Vancouver et le Toronto FC serviront à choisir l’équipe canadienne qui représentera le pays en ligue des champions. 

Après les deux premiers matchs joués au BMO Field dans la Ville Reine, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que le TFC est le grand favori. Par deux fois, il s’est débarrassé assez facilement des Whitecaps de Marc Dos Santos.

Pour rester à la hauteur du TFC, l’Impact devra absolument l’emporter contre les Caps qui semblent être en déroute depuis le retour du confinement. 

En ce sens, c’est peut-être une chance pour l’Impact que le premier match de cette séquence se joue contre l’équipe de Marc Dos Santos. Entendez-moi bien, ce ne sera pas facile pour les Montréalais, mais c’est plus mollo que d’affronter Toronto dès le départ.

Bref, de l’intensité, de l’engagement, voire de l’agressivité, c’est ce que je veux voir dès ce soir. À coup sûr, les partisans montréalais partagent mon avis.