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Jérémy Grégoire joue les mentors

Il profite de la pause de la Ligue américaine pour aider les jeunes

Jey Grégoire
Photo courtoisie Jérémy Grégoire a disputé 51 matchs avec le club-école des Coyotes l’an passé, récoltant huit buts et 22 points, en plus de maintenir un différentiel de +17.

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En attendant de pouvoir retourner sur la patinoire avec son équipe de la Ligue américaine de hockey (LAH), le hockeyeur Jérémy Grégoire a décidé de redonner au suivant en proposant ses services comme entraîneur et conseiller spécial aux jeunes joueurs qui le souhaitent.

À l’instar de tous les joueurs qui évoluent dans les ligues professionnelles mineures, Grégoire doit s’armer de patience en prévision de la prochaine saison qui doit débuter au début du mois de décembre si l’évolution de la pandémie le permet.

L’attaquant, qui aura 25 ans le 5 septembre, écoulera alors la deuxième et dernière année de son contrat avec les Roadrunners de Tucson, le club-école des Coyotes de l’Arizona, en plus d’entamer sa sixième campagne dans la LAH. 

D’ici là, toutefois, il meublera notamment son temps en jouant les mentors auprès de la jeunesse.

Il a partagé une publication sur les réseaux sociaux à cet effet dans les derniers jours.

« Ce n’est pas pour l’argent et ça ne va pas arrondir mes fins de mois, c’est plutôt parce que je n’ai pas grand-chose à faire, a mentionné en entrevue téléphonique au Journal ce choix de sixième ronde du Canadien en 2013. Je le fais dans un esprit ouvert pour donner du temps une fois par semaine, mais finalement, je pense que je vais être pas mal occupé ! »

Internet et sa rapidité 

La magie des réseaux sociaux a opéré à la suite du message de l’ancien des Saguenéens de Chicoutimi et du Drakkar de Baie-Comeau, si bien que Grégoire s’est retrouvé à livrer ses premiers conseils rapidement tout en décrochant quelques contrats sur la glace. 

« Je ne pensais pas que ça allait prendre l’ampleur que ça a pris, a-t-il avoué. Un jeune qui s’apprête à vivre son premier camp dans la LHJMQ m’a écrit et je lui ai partagé mon expérience. 

« Puis, un père m’a appelé concernant une situation au hockey mineur. J’ai une session privée organisée avec un jeune et des écoles de la région de Sherbrooke m’ont appelé. Je veux toucher à tout et c’est bon pour plus tard aussi. Je veux être dans la communauté. J’ai beaucoup reçu et je reçois encore, alors je veux donner. » 

Le Sherbrookois a eu la piqûre de l’enseignement l’année de ses 19 ans lorsqu’il était le capitaine du Drakkar. Il a ensuite évolué pendant trois ans avec le club-école du Canadien, d’abord à Terre-Neuve, puis à Laval. 

« J’avais été blessé au poignet en début de saison et j’étais allé derrière le banc pour coacher les défenseurs, a-t-il rappelé. J’avais vraiment aimé ça. Même pour ton jeu, ça aide, car tu as une vision différente. » 

À l’école

En plus de son nouveau défi, Grégoire complétera cet automne le dernier cours d’un microprogramme en gestion des finances personnelles de l’Université Laval qu’il a entamé la saison dernière à distance.

« Je place mes pions pour mon après-carrière et j’ai toujours trouvé que je performais mieux quand j’avais autre chose à faire [que penser au hockey], a dit celui qui a remporté deux fois le titre de joueur-étudiant de l’année dans la LHJMQ. De retourner chez toi et d’analyser ton jeu, ce n’est pas nécessairement bon. D’avoir un meilleur équilibre, ça m’a quand même servi. »