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Amende de 449$ pour de la musique jouée dans un parc

La Ville de Montréal dit vouloir ainsi limiter les rassemblements

GEN - MARCELO MATUS MUSICIEN
Photo Martin Alarie Marcelo Matus derrière son conga qui lui a valu une amende de 449 $ (en mortaise) dimanche à Montréal.

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Un musicien qui a écopé d’une amende de 449 $ pour « bruit » après avoir joué des percussions dans un parc montréalais estime avoir été victime d’une injustice de la police de Montréal. 

« J’ai toujours joué dans ce parc sans problème. La police passait à côté sans jamais m’arrêter », déplore Marcelo Matus, un percussionniste et chanteur d’origine chilienne qui habite au Québec depuis une trentaine d’années.

La pandémie de COVID-19 a poussé Montréal à serrer la vis aux musiciens ambulants. La Ville a ainsi suspendu l’émission de permis pour ceux qui se produisent en plein air sur le domaine public. 

« Les attroupements qui en résulteraient pourraient représenter un problème de santé publique », précise le Service de police de la Ville de Montréal. 

Marcelo Matus indique qu’il n’a jamais eu besoin de permis pour jouer dans ce parc ni ailleurs sur le Plateau. 

Bruit ou attroupement ?

Le 14 août, vers 19 h 30, il s’installait avec un ami sur l’avenue du Mont-Royal. 

« Cinq policiers en vélo nous ont avertis et ils ont donné une contravention à un homme qui grattait sa guitare devant le Sanctuaire du Saint-Sacrement à côté du métro », raconte-t-il. 

Ils se sont déplacés vers le parc du Portugal, où M. Matus joue régulièrement depuis le déconfinement. Lui, à la conga, et son ami, à la guitare électrique, le duo venait à peine de commencer lorsque les mêmes policiers se sont présentés.

« Un des agents insistait pour me dire que je ne pouvais pas jouer à l’extérieur, que le public devait quitter », déplore M. Matus.

Malgré ses protestations et celles du petit public, le musicien a écopé d’une amende de 449 $ en vertu du règlement sur le bruit.

Son ami qui l’accompagnait a été épargné.


♦ Depuis le 5 août, le gouvernement du Québec permet les rassemblements dans les lieux publics extérieurs limités à 250 personnes.