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L’autre liberté

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Quand on se mesure à d’autres pays, nous sommes relativement libres. Mais si nous comparons la société actuelle à celle d’autrefois, le constat est moins réjouissant.

Soyons sincères, qui, aujourd’hui, se sent parfaitement à l’aise d’exprimer son opinion, surtout lorsqu’elle s’éloigne de la bien-pensance et de la doxa ? Qui n’a pas opté pour l’autocensure lors d’une conversation entre collègues ou amis ?

S’exprimer librement peut être un pari risqué. Un délit d’opinion est si vite arrivé ! Et les sanctions peuvent être draconiennes.

Enjeu

Le Dr Lacroix et la pédiatre ontarienne, la Dre Gill, l’ont bien compris. Le premier s’est prononcé contre le masque obligatoire, tandis que la seconde défend l’hydroxychloroquine. Il n’en fallait pas davantage pour que les deux se fassent rapidement censurer et sermonner.

Que leurs positions soient fondées ou non n’est pas la question. L’enjeu gravite plutôt autour de deux libertés.

L’attaque contre la liberté d’expression est évidente. « Du choc des idées jaillit la lumière », disait Boileau. Or, les débats sont maintenant honnis, et dévier du narratif médical décrété par une élite autoproclamée entraîne l’ostracisation.

L’autre liberté bafouée est celle de la population d’être informée et de se faire une opinion.

Car bâillonner les uns, c’est maintenir les autres dans l’ignorance.

Or, pourquoi n’aurions-nous pas le droit de savoir ce que certains médecins pensent ? Pourquoi recourir à la police de la pensée pour cacher leurs points de vue ?

Débats

Peut-être que certains médecins ou scientifiques entretiennent de délirantes élucubrations. Ou peut-être que non. Pour le savoir, il faut permettre, voire encourager, de vrais débats d’idées. On nous répète que nous ignorons tout de ce nouveau virus. N’est-il donc pas essentiel d’être réceptif aux diverses opinions avant de poser un verdict ?

Le droit d’être informé doit être entier. Autrement, le risque n’est pas d’être désinformé, mais d’être manipulé. Or, la fin ne peut jamais justifier les moyens !