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Les vedettes ne nous doivent rien

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Les vedettes, internationales et québécoises, sont de plus en plus nombreuses à quitter les réseaux sociaux.

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Certaines le font pour de bon, d’autres préfèrent prendre une pause indéterminée, le temps de souffler un peu. C’est le cas de Bianca Gervais et de Safia Nolin, qui n’en peuvent plus du climat toxique qui règne sur la toile, et qui ont toutes deux annoncé récemment prendre une pause.

Un climat toxique

Cela peut avoir l’air anecdotique. Après tout, on s’en tamponne un peu des gestes d’extimité et du sharenting de certaines stars québécoises.

Mais si ces gens-là prennent la décision de se retirer, alors qu’ils tirent un certain profit – pas que financier – de ces plateformes, c’est que quelque chose ne tourne pas rond.

À un moment donné, la question se pose : est-ce qu’une personnalité publique a plus à gagner ou à perdre en étant présente sur les médias sociaux ?

Avec la vague de dénonciations qu’on a connue, c’est clair que certaines personnes n’ont eu d’autre choix que de quitter leurs plateformes. Ils ont vécu et ont péri sur Instagram.

Mais pour les autres, c’est un combat quotidien que de maintenir une présence en ligne. Parce que c’est ce qu’on s’attend de nos vedettes : qu’elles soient généreuses, exposées, sans censure, qu’elles prêtent le flanc. Ça vient avec le territoire. 

Un véritable cirque

Eh bien non. Les vedettes ne nous doivent rien. Elles ne nous doivent pas de photos de bébé, de recettes de sauce à spaghetti ni de commentaires sur l’actualité.

Comment on en est arrivé, comme société, à aduler ces personnes-là au point de faire de leur existence en ligne un cauchemar au moindre faux pas ?

Les réseaux sociaux sont devenus un véritable Versailles des temps modernes, où les badauds sont invités à regarder la reine exécuter sa routine beauté avant de se réjouir de voir sa tête rouler.