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Des opportunités vraiment inattendues

Campeau
Photo courtoisie La chasse au chevreuil de l’île enchanteresse s’annonce fort prometteuse cet automne.

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Année après année, un pourcentage très élevé de la clientèle de Sépaq Anticosti réserve à nouveau les mêmes dates et les mêmes sites de chasse au chevreuil.

Tout comme le fait la majorité des pourvoyeurs ailleurs au Québec, on donne le premier droit de refus aux membres d’un groupe, d’une famille, d’un couple, etc., afin qu’ils puissent encore profiter du même momentum ou, si vous préférez, de la même productivité qu’occasionne une période particulière.

Une île magique

Au cœur de l’estuaire du Saint-Laurent, on découvre la plus grosse pourvoirie de chasse au cerf sur la planète : Sépaq Anticosti. Le site s’étend sur plus de 4000 km2 sur un lopin de terre isolé de 222 km de longueur par 56 de largeur. Chaque groupe qui s’y rend, de Montréal, de Québec ou de Mont-Joli, peut opter pour une gamme étendue d’une douzaine de forfaits allant du plan européen sans guide jusqu’au combiné royal.

Opportunités uniques

Au tournant du siècle, 55 % de la clientèle était constituée de chasseurs américains à la recherche de sensations fortes. Il faut dire que la force de leur dollar comparativement au nôtre leur donnait un net avantage quand venait le temps de payer. Après le crash de 2008, l’achalandage de nos voisins du sud a chuté à 20 %. Ces passionnés se rendaient dans l’un des 27 territoires d’une taille moyenne de 104 km2 pour y récolter leurs deux chevreuils. Certains revenaient même une deuxième fois au cours de l’automne.

Cette année, à cause de la satanée COVID-19, on ne peut voyager à l’extérieur de nos frontières pour des raisons évidentes. À l’opposé, cette pandémie empêche aussi tous ces fervents adeptes de venir y prélever leurs cervidés. Bien qu’il y ait une gronde généralisée de leur part, ils ne pourront venir à l’île enchantée prochainement.

Comme par magie, le cahier de réservation de Sépaq Anticosti affiche maintenant plus de 300 disponibilités aux dates et lieux que chérissaient nos voisins. Il s’agit principalement de forfaits en plan américain. « Nous avons normalement une liste d’attente et dès qu’une place se libère, nous l’offrons à ceux qui se sont manifestés. De nombreux Québécois seront heureux de pouvoir profiter de ces belles opportunités qui se présentent un peu partout sur notre giboyeux territoire », expliquait le directeur Robin Plante.  

Regain

Comme pour le reste du continent, les populations ont fluctué au fil des décennies. À une certaine époque, l’île était saturée. Avec un cheptel bien au-delà des 160 000 bêtes, Anticosti ne pouvait simplement plus subvenir aux besoins alimentaires de ce dernier. Il y avait du « surbroutage » et une surpopulation. Comme le fait Mère Nature depuis la nuit des temps, elle a rééquilibré et régularisé les divers scénarios pour en assurer la pérennité.

Ce qui est remarquable des cerfs Menier, comme certains les appellent, c’est leur capacité de résilience, de recrudescence et de régénérescence. « Chaque fois que la situation semble dramatique, on voit une lueur au bout du tunnel. Cette année, par exemple, il n’y a presque pas eu de mortalité. Le taux de fécondité semble avoir été excellent. Quasiment toutes les femelles ont un faon et de nombreuses biches en ont même deux. Il s’agit là d’un signe qui ne ment pas », lançait fièrement le guide Jean-Paul English qui prendra bientôt sa retraite après plus de 43 ans de loyaux services. 

Depuis le creux de la vague en 2015, la végétation n’a cessé de croître et même d’abonder dans certains secteurs. Tous ces points positifs font en sorte que cet éden peut encore se targuer d’offrir une des plus fortes densités de la Belle Province.  

Récolte

Les dernières données indiquaient que l’ensemble des 2200 clients récoltait 1,6 chevreuil par détenteur de permis. Cette donnée me fait drôlement rigoler, car en fait, un bon pourcentage des chasseurs laisse passer de nombreux cerfs avant d’en prélever un. Plusieurs sont même trop sélectifs. De plus, une étude, datant de quelques années, dénotait que plus de 60 % des bêtes sont habituellement capturées à moins de 50 mètres d’une voie d’accès et que seulement 10 % provenaient d’une distance supérieure à 250 mètres d’une route ou d’un sentier de quad. Cette même analyse démontrait également que les amateurs qui chassaient à moins de 50 mètres d’une voie d’accès capturaient des mâles dans une proportion de 60 %. Ce chiffre augmentait à 81 % lorsqu’ils se déplaçaient à plus de 250 mètres en forêt. Le message est clair, si vous voulez récolter vos deux cerfs, éloignez-vous quelque peu du réseau de 1700 km de routes et de 2700 km de sentiers aménagés. « La chasse, ça se passe dans le bois », comme le dit si bien le guide Guy Element.

Nouveautés

Robin Plante était fier d’annoncer qu’il y aura dorénavant un nouveau secteur offert en plan européen sans guide qui se nomme Jupiter 30. Ce site n’a pas été exploité au cours des huit dernières années. 

« La nouvelle auberge et ses 16 chambres de qualité supérieure sont maintenant prêtes à recevoir les mordus de chasse et de villégiature », précisait le directeur.


► Pour en savoir plus sur la saison de chasse qui vient de débuter et qui se continuera jusqu’à la mi-décembre, composez le 1 800 463-0863 ou visitez le site sepaq.com/anticosti

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