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Quand jeu vidéo rime avec écolo...

Gamer playing a first person shooter on high end pc.
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Ce n’est pas parce que Greta Thunberg est retournée à l’école que les initiatives pour sauver la Terre ont pris fin. À preuve, celles des Nations unies... 

En 2019, l’ONU publie un rapport intitulé «Playing for the Planet» (littéralement, «jouer pour la planète»). En 28 pages, l’institution, via son Programme pour l’environnement (UNEP), identifie les grandes tendances de cette industrie qui rassemble désormais 2,6 milliards de «gamers» à l’échelle mondiale et qui engrange 140 milliards $ US par an, soit plus que les recettes d’Hollywood, de Bollywood et du secteur de la musique réunis. Le constat est que les jeux vidéo sont le véhicule idéal pour mener des actions concrètes en matière d’écologie.

Ainsi, la compagnie Space Ape a, en décembre dernier, inclus des possibilités de micro paiement dans ses titres pour téléphones «Fastlane: Road to Revenge» (un jeu d’arcade), «Transformers: Earth Wars» et «Rival Kingdoms» (jeux de combat et de stratégie en temps réel). Le but est de permettre aux joueurs d’envoyer des dons à des organismes oeuvrant en Australie, au plus fort des feux de forêt qui ravagent le pays.

Une initiative qui fait boule de neige

S’inspirant directement des objectifs de développement durable établis par l’ONU, «World Rescue» met en scène cinq jeunes qui, au Kenya, en Chine, au Brésil, en Norvège et en Inde, doivent trouver des solutions à des problèmes tels que la déforestation, la pollution ou les déplacements de population. Développé en partenariat avec l’Institut Mahatma Gandhi de l’UNESCO, ce jeu met également l’emphase sur la coopération internationale.

Dans la même veine, Eco (qui offrira de nouvelles fonctionnalités, dont de nouvelles espèces animales, le 9 septembre) est une ambitieuse simulation. Le principe est simple: les joueurs doivent travailler de concert afin de développer une civilisation sur une autre planète avant qu’une météorite ne la détruise. Conçu au départ en collaboration avec l’université de l’Illinois comme outil éducatif pour les élèves du primaire, «Eco» est devenu un jeu de survie à part entière.

Au départ, «Wildeverse» est un jeu éducatif d’extérieur imaginé par Internet of Elephants, une entreprise kenyane. Transformé en jeu d’intérieur et conçu en partenariat avec des zoos, des experts animaliers ainsi que des fondations de préservation d’espèces menacées, le titre suit une équipe de spécialistes des espèces sauvages à laquelle le joueur vient en aide. Et, de la même compagnie, «Safari Central» permet, en échange de dons, de photographier des espèces menacées via une réalité augmentée.

Dans «Choices», une jeune femme revient dans la ville côtière où elle est née. La bourgade est aux prises avec un sérieux problème: les poissons sont en train de mourir. Aidée de sa sœur, elle doit convaincre les politiciens et les commerçants que cette catastrophe écologique est le résultat des changements climatiques.

À noter que tous les jeux mentionnés ci-dessus sont disponibles tant dans Google Play que l’App Store d’Apple.

Direction «Zooniverse»

Portail web dédié à la recherche participative, «Zooniverse» réunit plus de deux millions de personnes à travers le monde. Tout le monde peut contribuer puisqu’il s’agit d’étudier des photos ou des vidéos d’animaux, d’objets, de galaxies et autres, puis de répondre à plusieurs questions. Classés par discipline, les projets disponibles vont de l’observation d’iguanes à la transcription de paroles de chansons! En plus du site web, «Zooniverse» est disponible pour téléphone.

L’empreinte carbone

Évidemment, qui dit jeux pour téléphones dit matériel électronique et donc pollution. C’est pourquoi Supercell, éditeur des jeux «Boom Beach» et «Clash of Clans», a décidé de réduire son empreinte carbone en adoptant une politique stricte de neutralité carbone. De surcroît, la compagnie s’est également engagée à contrebalancer l’empreinte carbone de ses joueurs.

De plus, Sony a pris la tête d’un groupe de fabricants de consoles afin d’étudier la question. La compagnie de la PlayStation va ainsi se pencher sur une nouvelle méthode de calcul de l’empreinte carbone pour l’industrie du jeu vidéo. Ce groupe de travail, baptisé Playing for the Planet Alliance (littéralement «L’alliance du jeu pour la planète» ) et placé sous l’égide de l’UNEP, rassemble des entreprises telles que Microsoft, Rovio, Ubisoft ou Twitch.

Red devient vert!

En mars 2016, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, fait une annonce stupéfiante. Red, l’oiseau de «Angry Birds», est nommé ambassadeur honoraire du vert à l’occasion de la journée mondiale du bonheur. Fidèle à son engagement, Rovio, le développeur du jeu, a annoncé qu’il sera bientôt possible, dans «Angry Birds 2», de rassembler des semences et de planter des arbres.

Et ce n’est pas le seul jeu à introduire des éléments écologiques. En effet, «Runescape» a offert une mascotte rhinocéros à tout joueur qui acceptait de répondre à des questions sur la protection d’espèces animales. Même Microsoft, via l’initiative «Build a Better World» (littéralement «Construire un monde meilleur») dans Minecraft, a incité les «gamers» à faire des dons pour la biodiversité, l’accès à l’eau potable et la préservation des océans.