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Des passe-temps pour mieux affronter la seconde vague

Des spécialistes suggèrent de trouver des échappatoires en vue d’un reconfinement

GEN - LES LÉGO DE ÉLOI PARIZEAU
Photo Martin Alarie Éloi Parizeau a profité du confinement pour fabriquer des modèles réduits en Lego afin de décompresser et se changer les idées.

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Des intervenants psychosociaux recommandent aux gens de se trouver des passe-temps rapidement afin de faire face à un possible reconfinement lors d’une deuxième vague de COVID-19.  

« Le confinement du printemps dernier est arrivé au meilleur moment de l’année. Les journées allongeaient, les fleurs poussaient, le beau temps arrivait. Si la seconde vague frappe en novembre, la situation va être totalement différente », estime Valery Gauthier, travailleuse sociale et médiatrice familiale à la clinique Allez Hop la vie, à Saint-Sauveur, dans les Laurentides. 

Mme Gauthier explique qu’avec l’automne, la baisse de luminosité et des activités, une deuxième vague de la pandémie de COVID-19 risque de rendre un prochain confinement beaucoup plus néfaste au point de vue psychologique. 

Elle affirme avoir observé une explosion des demandes d’aide depuis avril. 

« Normalement, les gens doivent se garder du temps pour eux-mêmes. C’est encore plus vrai en période de pandémie et de confinement », explique Pierre Ouellet, de la clinique L’Intervenant de Saint-Eustache. 

Il recommande aux familles de prévoir dès maintenant des occupations individuelles pour chacun. 

M. Ouellet affirme que les gens doivent comprendre que leur conjoint a besoin de cette bulle personnelle. 

« Les partenaires sont là pour s’aider. Ne soyez pas jaloux. Encouragez votre partenaire dans son passe-temps. Toute la famille va en ressortir gagnante si une deuxième vague frappe », lance l’intervenant. 

Les Lego sauvent son couple 

Éloi Parizeau, qui fait des Lego depuis l’âge de 3 ou 4 ans, a déjà mis en pratique ce conseil. Le passionné de la construction de ces célèbres briques possède plus de 400 modèles. Les petits blocs danois l’ont grandement aidé pendant la pandémie et ils ont possiblement sauvé son couple. 

GEN - LES LÉGO DE ÉLOI PARIZEAU
Photo Martin Alarie

« Le confinement n’a pas été facile pour personne. Le télétravail, passer 24 heures sur 24 en famille dans la même maison pendant trois mois ou plus, n’est pas une habitude. Il est normal que des tensions naissent. Ma passion pour les Lego m’a permis d’aller décanter avec mes briques et de réfléchir avant de parler », explique le technicien en architecture. 

Traverser la crise

Luc Bélanger s’est remis aux Lego en janvier après avoir reçu un cadeau de sa conjointe. Un présent qui tombait à point. 

« J’ai monté une quarantaine de modèles depuis la pandémie. Cela m’a beaucoup aidé. C’est le passe-temps qui m’a aidé à traverser la crise. J’aurais trouvé un autre hobby de toute façon. C’était nécessaire », explique le professeur de français. 

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