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Deux cents travailleurs ont manifesté devant l'usine Résolu à Baie-Comeau

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BAIE-COMEAU | Environ deux cents travailleurs ont manifesté lundi devant l’usine Résolu de Baie-Comeau pour exiger une vision claire sur l’avenir de la papetière, dont les activités sont à l’arrêt depuis mars à cause de la pandémie de COVID-19 qui a fait chuter la demande en papier journal.

La centrale syndicale Unifor, dont les manifestants sont partie prenante, a affirmé que les copeaux de bois produits à la scierie des Outardes fournissent maintenant la papetière de Clermont.

Les travailleurs et les élus ont réclamé des investissements dans l’usine pour fabriquer de nouveaux produits à partir de la pâte à papier, comme du papier-tissu ou du papier d’emballage.

«Ça peut coûter 100 millions. Mais ce n’est rien comparé au coût d’une nouvelle usine d’un milliard, a déclaré Renaud Gagné, directeur de la branche québécoise d’Unifor. On a des infrastructures, les machines à papier sont là. À Trois-Rivières, on a modifié une machine à papier pour 250 millions. On fait du carton aujourd’hui.»

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, abondait dans le même sens. «On peut prendre ce virage-là vers un autre type de pâte qui va nous permettre de faire du papier tissu, du papier de toilette, du papier essuie-main. Ça ne se remplacera jamais par un iPad», a-t-il lancé.

La haute direction de Produits Forestiers Résolu a tenu à rassurer le maire de Baie-Comeau ce matin en mentionnant qu’elle travaillait toujours sur un scénario de réouverture.

«C’est ça qu’on espère, a affirmé le député de René-Lévesque, Martin Ouellet. Si Résolu a besoin de moyens pour passer à travers cette crise, c’est correct. Mais on veut aussi aider Résolu à être un meilleur joueur dans l’avenir et si ça passe par des investissements on est d’accord, pourvu que les emplois soient ici.»

La députée de Manicouagan, Marilène Gill, a n’a pas fermé la porte à une aide gouvernementale. «La subvention salariale d’urgence ça pourrait être une solution. D’après moi, peu importe le moyen, si on est capable de garder nos employés, leur donner une assurance, donner de l’air à l’industrie pour qu’elle puisse poursuivre ses activités, je pense que toutes les solutions seraient bonnes», a-t-elle déclaré.