/sports/opinion/columnists
Navigation

Une nouvelle tendance

Coup d'oeil sur cet article

Et voilà que les Bruins se retrouvent au bord du précipice...

Est-ce le début d’une nouvelle tendance que les équipes dont l’attaque repose en grande partie sur un trio aux nombreuses ressources ne pourront plus répéter les exploits du passé, j’entends en séries éliminatoires ? Le calendrier régulier, vous en conviendrez, c’est une autre histoire.

L’équilibre des forces est de plus en plus ce que les décideurs des équipes de la Ligue nationale de hockey rechercheront au sein de leurs effectifs. Un rapide coup d’œil indique clairement que deux ou trois super vedettes ne peuvent plus faire tout le boulot.

Pourquoi ?  

  • La parité.  
  • Le plafond salarial.  
  • Les gardiens.  
  • Et les brigades défensives de plus en plus alertes et imposantes.    

Depuis le début des séries, les Oilers d’Edmonton, Connor McDavid et son coéquipier Leon Draisaitl ont été écartés dès le premier tour. Les Blues n’ont pu compter sur les « miracles » de Jordan Binnington. Au contraire, le gardien a été matraqué par les attaques répétées des jeunes Canucks de Vancouver.

Les Penguins ont subi l’élimination face à une équipe déterminée et mieux structurée. Avec Carey Price comme chef de file, le Canadien était préparé à contrer Sidney Crosby et Evgeni Malkin.

Au Colorado, Nathan MacKinnon continue à accumuler les points et les performances exceptionnelles, mais il faut que le deuxième trio, guidé par Nazem Kadri, donne des résultats. Joe Sakic a acquis Kadri, Joonas Donskoi, André Burakovsky, Pierre-Édouard Bellemarre et Valeri Nichushkin, justement pour diversifier l’attaque de sa formation. Cependant, il doit être préoccupé par sa brigade défensive. Elle est talentueuse, mais est-elle assez imposante sur le plan physique ?

L’équilibre des forces

Aussi, vous avez sans doute surveillé les Maple Leafs de Toronto et la façon dont une formation comme les Blue Jackets de Columbus les a écartés de la compétition.

Les équipes devront revoir leur structure salariale. Elles accordent des contrats faramineux à leurs joueurs étoiles et, dans la plupart des cas, c’est justifié. Mais on oublie l’équilibre des forces. 

Les Bruins n’ont aucune production de la part des trois autres trios. Ce fut également le cas pour les Oilers et les Leafs. Après la première ronde, 11 des 20 meilleurs pointeurs de la ligue avaient rangé leur équipement. Avant le match d’hier soir, les Flyers de Philadelphie étaient en sérieuses difficultés. Leurs joueurs identifiés ne produisent pas. Ils sont menottés par une équipe qui prône l’effort collectif sans joueur appartenant encore à l’élite du circuit.

Le Lightning de Tampa Bay est également un exemple intéressant. Après la présente saison, Julien Brisebois devra retrancher 10 M$ à sa masse salariale. Mais Brisebois est un directeur général intelligent et il prendra les décisions afin de préserver l’équilibre des forces. Il voit à quel point le trio composé de Yanni Gourde, de Blake Coleman et de Barclay Goodrow peut faire toute la différence.

Cette nouvelle tendance exige de la part des décideurs des changements importants dans leurs effectifs. Ils doivent mieux gérer les dépenses salariales afin de bien répartir les forces de l’entreprise. Ils doivent avoir l’œil ouvert sur toutes les aubaines qui surgissent dans le cours d’une saison.

Équilibre des forces signifie aussi équilibre de la masse salariale...

Division canadienne

Ça fait déjà quelques semaines qu’on entend parler d’une division canadienne.

Larry Brooks, du New York Post, affirme qu’on étudie toutes les possibilités afin de préparer le début de la saison 2020-2021. On parlait d’un camp d’entraînement le 15 novembre et du début de la saison pour le 1er décembre.

Il serait étonnant qu’on puisse respecter les deux échéanciers. Et comment amorcer la saison sans spectateurs dans les gradins ? Les propriétaires n’embarqueront pas dans une autre aventure comme celle que l’on vit présentement, d’autant plus que les coûts sont exorbitants. Donc, oublions cette rumeur de créer de nouvelles villes hôtesses. Les joueurs n’en veulent plus.

Entre-temps, en raison des exigences des gouvernements canadien et américain, le contrôle frontalier apporte des complications. Les équipes canadiennes pourraient-elles amorcer la saison avec un calendrier leur permettant d’évoluer uniquement au Canada ?

Il s’agit d’une option.