/misc
Navigation

Des obligations vertes pour financer la transition

Coup d'oeil sur cet article

Alors que l’actualité nous rappelle que la fonte des glaces de l’Antarctique atteint de nouveaux records, il est toujours plus urgent de passer en mode solution pour protéger l’avenir de nos enfants contre les changements climatiques.

Non seulement il faut cesser d’investir dans ce qui fait augmenter la pollution, mais il faut aussi financer les solutions. L’émission d’obligations vertes est un moyen d’y parvenir.

Celles-ci pourraient contribuer au financement du tramway de Québec, comme de nouvelles lignes de métro de Montréal. Pensons aussi à un train grande vitesse entre ces deux villes et jusqu’à Toronto, à des projets de constructions et de rénovations écologiques, de production d’énergies vertes, etc.

C’est quoi ?

Des obligations sont qualifiées de vertes lorsqu’elles servent spécifiquement au financement de projets offrant des avantages tangibles sur le plan environnemental.

Des gouvernements, des villes, des banques, des entreprises publiques, privées ou de l’économie sociale peuvent émettre ce type d’obligations pour financer une diversité de projets. Ça se fait un peu partout à travers le monde.

Il s’agit, pour les créanciers, de prêts non bancaires émis sur les marchés financiers et contribuant à la réalisation de projets qui s’inscrivent dans la transition écologique.

Ça existe déjà au Québec

Pour l’instant, le gouvernement du Québec a utilisé les obligations vertes pour financer des projets de transports publics comme le Réseau express métropolitain (REM), la rénovation de divers systèmes et infrastructures du métro de Montréal et l’achat d’autobus hybrides, notamment.

Ce n’est peut-être là qu’un début. Le potentiel de mobilisation de ressources financières, mais aussi d’adhésion citoyenne à l’égard de grands projets d’infrastructures écologiques pourrait être davantage utilisé. Non seulement par les gouvernements, mais aussi par les villes.

Les obligations vertes ont d’ailleurs tendance à se vendre comme des petits pains chauds lorsqu’elles sont émises. Selon le dernier rapport du Climate Bonds Initiative, il y aurait eu six fois plus de demandes que d’offres pour ces produits financiers.

Qu’est-ce qu’on attend pour les utiliser davantage ?