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La glace est brisée

Les Remparts et l’Océanic ont pris part au premier match hors concours de la saison 2020-2021, à huis clos

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Des entraîneurs masqués et portant des lunettes de protection, des bruits ambiants imitant la présence d’amateurs réunis dans un amphithéâtre bondé, mais, surtout, des gradins complètement vides : le match préparatoire de mardi après-midi entre les Remparts de Québec et l’Océanic de Rimouski a donné le ton à une saison de la LHJMQ qui s’annonce tout sauf normale.

Nathan Gaucher (91) des Remparts tentant de récupérer la rondelle. L’Océanic l’a finalement emporté 1-0.
Photo Simon Clark
Nathan Gaucher (91) des Remparts tentant de récupérer la rondelle. L’Océanic l’a finalement emporté 1-0.

Outre les quelques joueurs des Remparts qui n’étaient pas en uniforme mardi ainsi que des employés de l’équipe, une poignée de recruteurs et de membres des médias étaient sur place pour ce premier match de la saison, diffusé en direct sur le web.

Finalement, dans un match lors duquel les six mois de pause ont paru d’un côté comme de l’autre, l’Océanic l’a emporté 1-0 grâce à un but de Jérémie Jacob en fin de troisième période.

« J’écoutais les commentaires des joueurs de golf et de hockey depuis le retour, et ils ont raison, c’est sûr qu’il manque d’ambiance, mais on va s’habituer à la situation. À un moment donné, le désir de gagner prend le dessus. Je m’étais dit qu’on allait rouler les quatre trios, mais, à la fin, on a donné un petit coup pour essayer de revenir dans le match. Veut, veut pas, même si c’est un match hors concours, on aime la victoire », a mentionné Patrick Roy après la rencontre, ne se disant pas trop agacé par le port du masque derrière le banc, mais plutôt par les lunettes protectrices, qui ont tendance à s’embuer.

« Ce ne sont pas de gros ajustements. Le protocole a été mis en place, et on se considère chanceux de pouvoir faire du hockey », a-t-il toutefois assuré.

De son côté, l’attaquant Nathan Gaucher ne s’en faisait pas trop avec l’ambiance. Finalement remis d’une mononucléose qui l’a ennuyé cet été, il n’était qu’heureux de pouvoir renouer avec l’intensité d’un match.

« Ça fait du bien de revenir. J’ai vu les gars mardi dans le match intraéquipe, et ça m’a donné le goût de jouer. Je suis embarqué sur la glace et ça fait vraiment du bien. »

CRÉER L’ÉMOTION

Patrick Roy et ses adjoints Martin Laperrière et Benoit Desrosiers portaient masque et lunettes protectrices derrière le banc des Remparts mardi, comme le commande la politique de la LHJMQ.
Photo Simon Clark
Patrick Roy et ses adjoints Martin Laperrière et Benoit Desrosiers portaient masque et lunettes protectrices derrière le banc des Remparts mardi, comme le commande la politique de la LHJMQ.

Pour Roy, il ne sera pas difficile de créer de l’émotion malgré le manque d’ambiance dans les gradins. À ses yeux, la façon dont sera construit le calendrier – ils n’affronteront que cinq autres formations cette saison – créera des rivalités naturelles qui se chargeront elles-mêmes de motiver les troupes.

Les Remparts avaient auparavant la plus grande assistance de la LHJMQ, mais le Centre Vidéotron était vide, mardi.
Photo Simon Clark
Les Remparts avaient auparavant la plus grande assistance de la LHJMQ, mais le Centre Vidéotron était vide, mardi.

« Ça va se faire naturellement avec le classement et les rivalités avec Rimouski, Chicoutimi, Baie-Comeau, Victoriaville et Shawinigan. Chaque match sera un défi », a-t-il mentionné, avant de vanter le travail de plusieurs de ses jeunes joueurs mardi, dont celui du gardien William Rousseau, qui a été parfait sur 16 tirs en 40 minutes de jeu avant de céder sa place à Julien Létourneau.

EN BREF

Par ailleurs, un premier joueur européen est arrivé au Québec.

L’attaquant Mikhail Abramov des Tigres de Victoriaville est débarqué dimanche et il pourra se joindre à son équipe à partir du 12 septembre, soit après s’être soumis à sa période de quarantaine, selon le collègue de La Nouvelle Union Matthew Vachon.

Il semble que les Maple Leafs de Toronto, qui l’ont repêché en quatrième ronde en 2019, se sont occupés de son arrivée au Canada. 

La LHJMQ est toujours en négociation avec avec le gouvernement fédéral sur une entente qui permettrait aux joueurs européens de débarquer au pays malgré la fermeture des frontières.

 La porte est ouverte pour Lafrenière 

L’entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski, Serge Beausoleil, ne se berce pas d’illusions et il sait qu’il est fort possible qu’Alexis Lafrenière ne porte plus jamais l’uniforme de son équipe. Toutefois, il assure que la porte restera toujours ouverte pour Alexis.

Lafrenière et son clan ont pris la décision de ne pas se rapporter au camp de l’Océanic et de continuer à s’entraîner à Montréal en attendant le repêchage de la LNH, prévu pour l’instant les 9 et 10 octobre prochains. 

La suite des choses sera vraisemblablement dictée par l’équipe qui le repêchera – fort probablement les Rangers de New York, qui possèdent le tout premier choix au total –, et Beausoleil demeure d’avis que la LHJMQ serait une belle préparation pour le talentueux québécois, qui devrait ensuite faire ses débuts dans la LNH si la saison débute bien en décembre ou janvier, comme prévu.

« Personnellement, je pense que le meilleur moyen de rester à niveau est de jouer du vrai hockey. Par contre, ce n’est pas entre nos mains, mais il sera toujours le bienvenu. Évidemment, je ne dis pas ça parce que je veux attirer des spectateurs à l’aréna et qu’on veut monnayer sa venue. Ce n’est pas ça du tout. Alexis est un joueur qui est important dans notre historique et qui pourra enfiler notre chandail encore si tel est son souhait. Il est encore techniquement le capitaine de cette équipe », a mentionné mardi celui qui porte aussi le chapeau de directeur général de la formation rimouskoise.

DÉVELOPPEMENT

Une chose est évidente, toutefois, c’est que c’est le début d’un nouveau chapitre à Rimouski.

Même si Lafrenière venait quelques mois à Rimouski, il serait surprenant qu’il n’évolue pas dans la LNH par la suite lorsque ses activités reprendront.

Bref, encore beaucoup de si – faudra s’y habituer cette année – mais Beausoleil se prépare à travailler avec une équipe au visage différent.

« C’est une nouvelle ère pour nous. En même temps, quand tu comptes sur des gars comme Zachary Bolduc et Isaac Belliveau qui ont été très solides à leur année, et avec la qualité des joueurs de 20 ans qu’on a, on va habiller tout ça. On manque de profondeur, mais on aime déjà comment les jeunes progressent. »

Dernière saison

L’Océanic compte actuellement sur cinq vétérans de 20 ans au camp d’entraînement : les attaquants Andrew Coxhead et Nathan Ouellet, les défenseurs Justin Bergeron et Anthony D’Amours, ainsi que le gardien Creed Jones.