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Possible interdiction: les bars à karaoké craignent le pire

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Les bars dont l’achalandage est principalement dû à leurs soirées karaoké craignent de devoir mettre la clef sous la porte si la Santé publique décide de les interdire.

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C’est en tout cas ce qu’affirme Renaud Poulin, président-directeur général de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec (CPBBTQ).

  • Écoutez l'entrevue de Renaud Poulin avec Benoit Dutrizac à QUB Radio:  

«Nos membres sont inquiets, surtout ceux qui ne vivent que de ça, et avec raison. Si jamais on interdit les karaokés, je ne vois pas comment ils vont pouvoir s’en sortir», indique M. Poulin.

Il contactera aujourd’hui la Santé publique. «Il y a des mesures qu’on peut améliorer, au niveau des karaokés, pour respecter l’orientation que veut prendre la Santé publique. Les erreurs du Kirouac, ce n’est pas la réalité de tous les bars. La grande majorité suit les règles», estime-t-il. 

  • Écoutez l'entrevue d'Hugo Meunier, journaliste et grand amateur de karaoké

Pas aux autres de payer

Selon l’Union des tenanciers de bars du Québec (UTBQ), l’impact qu’aurait une telle mesure serait «désastreux», alors que les revenus de ses membres stagnent approximativement à 20-25 % de leur chiffre d’affaires habituel pré-COVID.

«On ne devrait pas pénaliser tout le monde. Le message doit être fort et on devrait sévir, mais ce n’est pas aux autres de payer», tranche Peter Sergakis, président de l’organisation.

Par ailleurs, l’éclosion au Kirouac a déjà eu des impacts importants sur le bar La Gamelle, dans Vanier, à Québec. Ici, cette saga n’a pas seulement causé la fermeture du karaoké de l’établissement, mais bien du bar au grand complet, alors que trois clients infectés n’ont pas hésité à s’y rendre.

«L’un des clients concernés avait un gros rhume ainsi que des symptômes et il a été assez niaiseux et malhonnête de continuer à se promener dans les bars», déplore la copropriétaire, Geneviève Tremblay.

—Avec Catherine Bouchard

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