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Offre d'achat pour Cogeco: Québec prêt à aider, les oppositions inquiètes

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Québec serait prêt à aider d'éventuels acheteurs québécois qui voudraient acquérir Cogeco afin de conserver le siège social de l'entreprise de câblodistribution dans la province.

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La famille Audet, qui contrôle l'entreprise, a rejeté mercredi matin une offre d'achat non sollicitée de 10,3 milliards $ provenant de Rogers Communications et du géant Altice.

«Je pense que c'est un bel accomplissement de la famille Audet [...]. C'est un siège social qui est tellement important pour le Québec. Il est très haut sur la liste des sièges sociaux qu'on veut garder», a réagi le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, sur les ondes de TVA Nouvelles en début de soirée.

Selon lui, le gouvernement était déjà en contact avec la famille depuis un moment pour prévenir une telle situation. Cette dernière n'aurait aucunement l'intention de vendre ses actions pour le moment.

«Si jamais, on n'est pas là, mais si jamais elle voulait faire une transaction quelconque, il est pas mal clair pour moi que, soit la Caisse de dépôt [et placement du Québec] qui a, évidemment, des moyens importants, ou le gouvernement via nos fonds dédiés aux sièges sociaux, on est capable d'être à la table [de négociations]», a souligné le ministre Fitzgibbon.

Les partis d'opposition se sont inquiétés d'apprendre qu'un autre siège social du Québec se trouve dans la mire d'intérêts provenant de l'extérieur de la province.

«Est-ce qu'on va pouvoir résister à des offres hostiles de ce niveau-là par des géants qui peuvent débarquer avec des moyens quais illimités», s'est questionné le porte-parole de Québec solidaire en matière d'économie, Vincent Marissal, en entrevue avec TVA Nouvelles.

«Je vois ça comme étant un test pour M. Legault et M. Fitzgibbon. Il faut se prononcer et se positionner dès maintenant», a renchéri son homologue au Parti libéral, Carlos Leitão, lui aussi en entrevue avec TVA Nouvelles.

Le ministre de l'Économie a toutefois tenu à remettre les choses en perspective. «Le Québec, en termes de transactions à l'international, nous sommes des prédateurs. En 2020, à date, on a 1,8 fois plus d'acquisitions de sociétés étrangères que de ventes», a souligné Pierre Fitzgibbon.