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Des «mesures exceptionnelles» pour le karaoké

Plusieurs bars ont resserré leurs pratiques dès la fin du confinement

Bar karaoke
Photo Simon Clark Le bar Sport Vegas a pour le moment arrêté ses soirées karaoké. Sur la photo, le propriétaire, Martin Deschamps, jeudi.

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Plusieurs établissements n’ont pas attendu l’éclosion survenue au bar Le Kirouac pour mettre en place davantage de mesures de sécurité. Mais d’autres ont tout de même carrément choisi de raccrocher leur micro pour le moment.

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La Direction de santé publique de la Capitale-Nationale dénombre 62 cas confirmés de COVID-19 découlant de l’éclosion au Kirouac, 52 à l’intérieur du bar lors de la soirée du 23 août, qui ont provoqué 10 cas, notamment dans trois écoles de la région.  

  • Écoutez le PDG de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec avec Benoit Dutrizac à QUB Radio:   

Un seul des établissements contactés par Le Journal offre toujours les soirées karaoké, il s’agit du Bar Zotti sur le boulevard de l’Ormière. « Depuis qu’on a rouvert, nous avons toujours pris des mesures exceptionnelles. La personne qui chante est assise et tourne le dos aux gens. On nettoie les micros après chaque utilisation et beaucoup de clients apportent leur propre micro », explique la propriétaire Lise Gagnon.

Vers 22 h, au bar La Ninkasi de la rue Saint-Jean, un représentant du Journal a pu constater que des mesures de sécurité étaient en place aussi pour la tenue d’une activité de karaoké, qui était sur le point de commencer, notamment : micro à bonne distance du public, désinfection du micro, et panneau de plexiglas devant l’animateur. Une dizaine de personnes étaient au premier étage de l’établissement, avec respect de la distanciation sociale.

  • Notre collaborateur du jour, Thomas Leblanc, discute de la situation à QUB Radio:

Le bar Sport Vegas, du boulevard Sainte-Anne, ne fait plus de soirées karaoké depuis mercredi, mais elles pourraient reprendre ce soir, explique le copropriétaire Martin Deschamps.

« On attend de voir ce qui se passe. Nous avions déjà cloisonné notre piste de danse, et la personne qui chante se trouve seule au milieu. Le micro est nettoyé à chaque fois. L’animateur du karaoké est entre deux plexiglas. On veut maintenant que la personne qui va chanter envoie un texto à l’animateur qui va mettre la “toune”. »

En attente

Le Dauphin, sur la rue du Pont, arrête momentanément le karaoké, selon la dame qui s’est présentée comme la gérante au Journal, mais qui n’a pas voulu s’identifier.

« À la minute que l’on a su que ça partait probablement d’une soirée karaoké, on a arrêté, même si on respectait les mesures. Le micro était sur un pied, les gens n’avaient pas le droit d’y toucher et on le nettoyait. Nous allons attendre les mesures de la Santé publique avant de relancer le karaoké. » 

Le Kirouac est fermé jusqu’au 9 septembre. Le bar La Gamelle, dans Vanier, a subi le même sort, après avoir été visité par des clients du Kirouac le 23 août.

Un propriétaire mécontent

Sur les ondes de QUB radio, le président de la Société de développement commercial (SDC) Saint-Sauveur et copropriétaire de la brasserie Le Griendel, Martin Parrot, a vivement réagi à l’évènement survenu au bar Le Kirouac.

« Moi, en tant que commerçant, organiser un karaoké dans le contexte actuel, je trouve cela très irresponsable (...). Ce que je trouve plate là-dedans, c’est qu’on travaille tous super fort pour que tout soit bien fait, que tout soit réglementaire et là, il y a une couple de nonos dans la gang qui ne font pas le travail. (...) Quand des accidents arrivent (...), c’est tout le monde qui paye, parce que ça n’incite pas les gens à venir dans nos commerces. »

Aucune accusation ne serait portée contre le propriétaire du bar Le Kirouac, Lucien Simard, a indiqué le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). Par contre, à la suite d’allégations, l’enquête se poursuit contre certains clients du bar.

—Avec la collaboration de Dominique Lelièvre et l’Agence QMI

 DES EXEMPLES DE MESURES POUR LE KARAOKÉ  

  • Chanteur dos à la foule    
  • Chanteur isolé sur une piste de danse cloisonnée    
  • Le client amène son propre micro    
  • Micro sur un pied que le chanteur ne peut toucher    
  • Animateur protégé par un plexiglas    
  • Le chanteur communique par texto avec l’animateur qui lance la chanson        

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