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Le dossier d’un Sherbrookois atteint d’un cancer agressif transféré aux archives

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Un Sherbrookois vit des moments d'angoisse en raison d'un cancer qu'il croyait à l'origine être un banal kyste.

Encore plus difficile à accepter comme situation, c'est qu'après sa première visite à l'urgence où la tumeur a été détectée, personne au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie-CHUS ne lui a fait de suivi.

L'histoire de Stéphane Ainslie n'a rien de banal: pensant avoir un kyste à l'omoplate droite, l'homme de 48 ans a consulté un médecin à l'urgence de l'Hôpital Fleurimont (CHUS).

C'était plutôt une tumeur. L'urgentologue l'a alors référé à un orthopédiste pour savoir s'il s'agissait d'une tumeur maligne. M. Ainslie a subi un examen à résonance magnétique et, pendant deux semaines, il a attendu, inquiet, les résultats, alors que sa tumeur, elle, continuait à progresser.

De la moitié de la taille d'un œuf au départ, elle a atteint rapidement 11 centimètres de diamètre.

Voici la chronologie des événements, selon M. Ainslie et sa nièce Nadia:

Le 23 juillet, il se rend à l'urgence.

Le 4 août, il subit une imagerie par résonance magnétique (IRM).

Le 17 août, il appelle la centrale de rendez-vous du CIUSSS de l'Estrie-CHUS pour se faire répondre qu'aucun médecin spécialiste n'avait son dossier, qu'il avait plutôt été acheminé aux archives médicales.

Le lendemain, 18 août, il rencontre un médecin de pratique privée à Granby. Le diagnostic l'assomme: il s'agit d'un angiosarcome, une forme agressive de cancer des tissus mous.

Le médecin le réfère immédiatement à une oncologue de Montréal

«Pas avoir appelé, pas avoir consulté au privé, que me serait-il arrivé?» demande sur un tom émotif Stéphane Ainslie, qui tente de garder le moral.

Les nouveaux examens lui donnent de l'espoir, il n'a aucune métastase ailleurs.

L'homme saura mercredi prochain quand il sera opéré et combien de traitements de radiothérapie lui seront nécessaires pour tenter de vaincre la maladie.

Il insiste, par sa sortie publique, il ne tente pas de remettre en doute les compétences ou la bonne volonté du personnel du CIUSSS de l'Estrie-CHUS même s'il entend déposer une plainte.

Il dit que c'est son devoir moral de le faire afin d'éviter autant que possible que d'autres personnes vivent une situation comme la sienne.