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Données de santé: le PQ veut une enquête

Régie de l'Assurance-maladie du Québec, RAMQ, dossier DSQ
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Le Parti québécois réclame une enquête du Protecteur du citoyen sur le projet Precinomics et la gestion des données de santé.

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Le PQ veut faire la lumière sur le projet d’une plateforme nationale de partage des données de santé qui est financé par Québec depuis deux ans et qui se nomme Precinomics. 

La semaine dernière, notre Bureau d’enquête révélait que le ministère de l’Économie finance des projets visant à «exploiter» les données de santé des Québécois avec des multinationales pharmaceutiques.  

Au cours de la dernière année, Precinomics a mené, avec l’Institut de cardiologie de Montréal, un projet-pilote qui implique des proches de la famille Desmarais et des gens liés à l’industrie pharmaceutique. 

Les discussions au sujet de Precinomics avaient été entamées deux ans auparavant par le précédent gouvernement libéral. Elles ont ensuite été poursuivies par le gouvernement de la CAQ.  

Enquête demandée

À la suite de ces révélations, le Parti québécois demande maintenant au Protecteur du Citoyen d’enquêter sur le projet Precinomics. 

«La CAQ a fait sien le projet des libéraux, de livrer les données médicales des Québécois aux grandes pharmaceutiques. Ce n’est pas avec une commission parlementaire qu’on va aller au fond du projet Precinomics», signale Joël Arseneau, le porte-parole du PQ en matière de santé. «Je ne dis pas que ce serait inutile pour l’avenir, mais permettez-moi d’être sceptique. Moi, ce que je demande, c’est que la protectrice du citoyen, qui est indépendante, ouvre une enquête sur l’utilisation de nos données médicales. Je veux savoir si les droits des Québécois ont été respectés.» 

Obscur projet

En 2018, une subvention de 4,5 M$ avait déjà été octroyée à Precinomics, un OSBL mis sur pied par le Dr Jean-Claude Tardif, de l’Institut de cardiologie de Montréal, et France Chrétien Desmarais, la femme d’André Desmarais, président délégué du conseil de Power Corporation du Canada. Cet obscur organisme doit être au cœur du partage des données médicales anonymisées des Québécois. 

Le ministre Pierre Fitzgibbon a d’ailleurs causé une controverse en commission parlementaire, il y a deux semaines, en déclarant vouloir vendre des données de santé des Québécois détenues par la RAMQ afin d’attirer des compagnies pharmaceutiques. 

Depuis la déclaration du ministre de l’Économie, Québec solidaire réclame une commission parlementaire sur la gestion des données de la RAMQ. Même s’il est à l’origine de ce projet, le Parti libéral du Québec a souligné hier être également en faveur d’une commission parlementaire sur la gestion des données de santé. 

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