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Le don d’organes, un héritage bien plus précieux que l’argent

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Illustrations Adobe Stock

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Au printemps, j’étais en train de finaliser les détails de mon testament en compagnie virtuelle du notaire lorsque celui-ci m’a demandé si je voulais donner mes organes à mon décès.  

Depuis quand transmet-on cette directive par l’intermédiaire de son testament ? La lourdeur de la voie légale semble peu compatible avec la vitesse à laquelle doivent être menées les procédures de transplantation d’organe, presto ! 

J’ai compris par la suite que le consentement était consigné dans un registre auquel avait rapidement accès le personnel médical. Le registre des notaires s’ajoute à celui de la RAMQ, où l’on peut s’enregistrer comme donneur. On peut aussi exprimer son accord avec un autocollant apposé derrière sa carte d’assurance maladie.

Alors qu’il y a pénurie d’organes, aucun de ces moyens n’est fiable à 100 %.

Un don inestimable 

J’ai hésité à proposer le sujet au Journal dans le cadre d’une chronique qui s’intitule Dans vos poches. Donner son tube digestif, ça ne donne pas droit à des déductions fiscales et ça n’enrichit pas la famille. Ça n’a rien de flamboyant non plus, on ne baptise pas des pavillons d’hôpitaux à notre nom pour avoir offert son côlon.

Ce qui rend le geste particulièrement honorable, c’est que le donneur n’a aucun droit de regard sur le choix de ceux dont il changera l’existence. On ne sauve pas forcément la vie de petits enfants, d’adultes sympathiques, des membres de notre communauté de pensée ou de sa classe sociale.

Un seul donneur peut sauver huit personnes et améliorer celle d’une vingtaine d’autres. Ça ne se calcule pas en argent. Ça ne se compte pas. 

Informer la famille

Pourquoi ne peut-on pas consentir au don d’organes de façon incontestable ? Les médecins consulteront toujours la famille du donneur potentiel, au cas où ce dernier se serait ravisé verbalement. Dans le cas où le défunt ne se serait jamais prononcé sur la question, sa famille tranchera pour lui. 

En général, la famille ne s’oppose pas à la volonté du défunt quand celui-ci a déjà signifié son consentement par l’un des trois moyens énumérés plus haut. 

Pour prévenir toute ambiguïté et les chicanes, on recommande d’informer ses proches et ses amis de ses intentions.

Pour être donneur

Pour être donneur, une personne doit décéder à l’hôpital et dans des circonstances définies. Seulement 1,4 % des gens qui succombent en milieu hospitalier seront donneurs. Il faut donc beaucoup de consentements pour obtenir très peu d’organes.

Les reins, le foie, les poumons, le cœur, les intestins, le pancréas et le visage peuvent être prélevés pour être transplantés.

Les os, la peau, les valves du cœur, les veines, les tendons, les tissus des yeux peuvent aussi être greffés. 

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