/opinion/columnists
Navigation

Moi je

Coup d'oeil sur cet article

Alors que la province se débat depuis quelques jours avec une augmentation des cas de COVID-19, est-on en train de payer le prix de notre égoïsme?

Karaoké kids

Ici, je ne fais pas référence à la chanson de Luc de La Rochellière. Il est plutôt question des 50 personnes qui ont été contaminées par la COVID à la suite d’une soirée karaoké organisée au bar Kirouac, dans la région de Québec. Parmi eux : trois enfants fréquentant l’école. Dommages collatéraux.

• À lire aussi: Pas prêts à ranger leurs micros

• À lire aussi: Pas de fermetures pour l’instant, dit Legault

Ah la belle affaire. Quarante personnes se sont dit que c’était ben correct d’aller postillonner dans un micro alors que le Québec au complet essaie d’éviter une deuxième vague. «Au diable le bien collectif ! Moi, j’ai le goût de chanter Voyage Voyage

Telles des cigales l’été venu, ils ont préféré striduler au lieu de se dire que c’était peut-être mieux de penser à ce qui s’en venait cet hiver si on ne faisait pas attention.

Aux dernières nouvelles, le karaoké n’est pas un service essentiel. Les bars non plus, d’ailleurs. Ne devrait-on pas envisager, alors, de refermer ces établissements en leur offrant une compensation?

C’est tout le monde qui paie

Je comprends qu’au gouvernement, on ne veut pas que la population ait l’impression qu’on veut freiner l’économie. Le lobby des bars a beaucoup milité en faveur d’une réouverture. Plusieurs établissements ne pourraient pas se remettre d’un deuxième confinement.

• À lire aussi: Pas d'accusation contre le propriétaire du bar Le Kirouac

Mais il y a quand même une partie de moi qui demeure convaincue que même si ça se passe bien dans beaucoup d’établissements, ne suffit que de quelques endroits récalcitrants, ne suffit que de quelques clients qui bambochent d’un lieu à un autre pour que tout reparte en vrille. Pour que l’effort collectif soit anéanti.

L’important, en ce moment, c’est que les enfants aillent à l’école et que les gens puissent travailler. Est-ce qu’on va garder les bars ouverts et fermer les écoles?