/news/coronavirus
Navigation

La course aux remèdes: la vie normale reviendra

Assorted pharmaceutical medicine pills, tablets and capsules.Pills background.
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

La recherche pour trouver un vaccin et des médicaments permettant de lutter contre la COVID-19 progresse partout sur la planète. En collaboration avec notre chroniqueur Richard Béliveau, docteur en biochimie, Le Journal vous propose son bilan mensuel de cette guerre au coronavirus.


Les mesures sanitaires resteront en place plusieurs mois encore, mais la recette pour vaincre la pandémie est connue et la vie normale reviendra un jour, assurent des experts.

Combien de temps avant un déconfinement total et permanent ? Cette question, qui nous hante tous, dépend de plusieurs facteurs : la découverte d’un vaccin contre la COVID-19, l’évolution du virus lui-même et l’engagement de la population à continuer de se protéger tant qu’il le faudra. 

Difficile, donc, de prédire le moment où nos enfants n’auront plus à porter de masque à l’école, où l’on pourra serrer dans nos bras nos parents et grands-parents et nous réunir dans des festivals.

« Moi, je pense définitivement que l’on va revenir un jour comme avant », estime le Dr Guy Boivin, microbiologiste et infectiologue au CHU de Québec. 

Dans 12 à 18 mois ? 

Si le passé est garant de l’avenir, « je m’attends à ce que sur un horizon de 18 à 24 mois, on revienne pas mal à la normale », mentionne le chercheur, en se basant sur le temps qu’il a fallu en moyenne à l’humanité pour venir à bout de grandes pandémies. 

« Là, on a six mois de faits, donc il resterait 12 à 18 mois à peu près », poursuit-il, soulignant qu’une autre leçon du passé veut que les pandémies, souvent, ne causent pas qu’une vague. 

« Ce n’est pas une question de mois, c’est une question d’années », évalue de son côté la Dre Anne Gatignol, professeure-chercheuse en microbiologie à l’Université McGill. Je ne peux pas vous dire combien d’années, je ne peux pas vous dire si on éteindra l’épidémie, poursuit-elle. Peut-être qu’elle se transformera en une épidémie chronique, mais plus bénigne, je ne le sais pas ». 

Même si un premier vaccin était découvert bientôt, il sera vraisemblablement d’abord réservé à une petite partie de la population. Et à moins d’être très efficace et très diffusé, il risque de ne pas suffire à éradiquer le virus. 

La solution est connue

Cela dit, la clé du succès est connue. 

« Il faudrait à la fois que le virus circule peu ou très peu – ou pas –, il faudrait que l’on ait un vaccin et il faudrait que l’on ait des traitements », résume la Dre Gatignol. 

Ces derniers ne sont pas à négliger. S’ils sont convaincants, ils pourraient contribuer à supprimer les formes graves de la maladie, permettant de relâcher les contraintes. On peut aussi imaginer un avenir, pas si lointain, où les règles sanitaires seront modulées d’une région à l’autre, selon la présence du virus.

Prise de température à Piedmont­­­, dans les Laurentides, avant le spectacle de Mario Jean, le 13 août.
Photo Martin Alarie
Prise de température à Piedmont­­­, dans les Laurentides, avant le spectacle de Mario Jean, le 13 août.

Les conditions du succès   

  • Un ou plusieurs vaccins efficaces    
  • Une grande partie de la population immunisée    
  • La découverte de traitements thérapeutiques    
  • Le respect des gestes barrières    
  • Une grande capacité de dépistage      

Ce qu’en pense le doc Béliveau  

Il faut réussir à trouver un équilibre entre la prévention de la transmission du virus et le maintien d’un minimum d’activités essentielles au bien-être de la population. Pour des êtres sociaux comme les humains, l’isolement social prolongé a d’importants effets néfastes sur la santé mentale, en plus des effets psychologiques délétères associés aux pertes d’emploi et de revenus. Il faut absolument éviter que des personnes qui présentent des maladies graves (cancer et maladies cardiovasculaires, notamment) s’abstiennent de consulter par peur d’être infectées, une tendance qui a malheureusement été rapportée dans plusieurs études. Il faut bien sûr protéger les personnes à risque en raison de l’âge ou d’une maladie préexistante, mais il faut aussi éviter que les réactions à cette maladie infectieuse causent des dommages encore plus grands que le virus lui-même. C’est le défi que notre société devra relever au cours des prochains mois. 

Gare à l’enthousiasme pour un vaccin

Assorted pharmaceutical medicine pills, tablets and capsules.Pills background.
Photo AFP

Une approbation prématurée d’un vaccin contre le coronavirus, dont on ne connaît pas les effets secondaires, est risquée.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

Un été faste en découvertes

Assorted pharmaceutical medicine pills, tablets and capsules.Pills background.
Photo AFP

Si la science est loin d’avoir percé tous les mystères du nouveau coronavirus, son étude acharnée aux quatre coins du monde permet de mieux le comprendre de jour en jour.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

Une bonne réponse immunitaire à la COVID-19

Assorted pharmaceutical medicine pills, tablets and capsules.Pills background.
Photo Adobe Stock

Plusieurs études récentes indiquent que la réponse immunitaire au coronavirus responsable de la COVID-19 est dans la majorité des cas très bonne et semble protéger d’une réinfection, comme on devrait s’y attendre.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

En 5 minutes : des partenariats sans précédent

Pour surmonter la pandémie de COVID-19, les chercheurs travaillent activement à accélérer le développement de diagnostics, d’interventions préventives, de thérapies et de vaccins.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.

De l’espoir face à ces grandes avancées

Assorted pharmaceutical medicine pills, tablets and capsules.Pills background.
Photo Adobe Stock

Les espoirs sont permis pour que les six prochains mois voient l’avènement d’un médicament qui permet de lutter efficacement contre la COVID-19.

Cliquez ce lien afin de poursuivre votre lecture.