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Collectif dirigé par Chrystine Brouillet: 13 nouvelles inspirées par des ponts

Chrystine Brouillet, auteure et directrice du collectif, et James Kennedy, dans son atelier du Plateau-Mont-Royal
Photo 24H, Gabriel Beauchemin Chrystine Brouillet, auteure et directrice du collectif, et James Kennedy, dans son atelier du Plateau-Mont-Royal

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Charmée par les sculptures murales de son nouveau voisin James Kennedy, un artiste visuel montréalais dont les œuvres voyagent partout dans le monde, l’écrivaine Chrystine Brouillet a proposé à 12 auteurs d’écrire une nouvelle sur le thème d’un pont, faisant écho aux œuvres de l’artiste, dans un recueil qu’elle a dirigé elle-même avec beaucoup d’intérêt: Ponts.

L’écrivaine à succès, auteure de la série Maud Graham, entre autres, explique que ce recueil de nouvelles sur la thématique des ponts lui a été directement inspiré par les étonnantes œuvres en métal de James Kennedy.

Cet artiste fasciné par l’acier exploite les qualités esthétiques naturelles du matériau pour créer des sculptures murales. Il utilise les techniques de la gravure et des photographies prises lors de ses voyages. Ses œuvres ont été exposées au Canada, aux États-Unis et en Europe, et celles qui ont inspiré les 13 nouvelles sont présentées dans le livre.

«Une partie de son travail représente des ponts et je trouve qu’il fait un travail remarquable: le pont Jacques-Cartier, le pont Victoria, le tracel de Cap-Rouge. Je me suis dit que ce serait le fun si je trouvais un auteur pour chaque pont et qu’on faisait un recueil de nouvelles. Donc nous sommes 13 auteurs pour les 13 ponts qui ont été faits.»

Elle a eu beaucoup de plaisir à réunir ses complices et à lire leurs nouvelles. Martin Michaud, R. J. Ellory, Ariane Moffatt, David Goudreault et Johanne Seymour, entre autres, ont relevé le défi. Chrystine Brouillet a écrit Retrouvailles en s’inspirant du tracel de Cap-Rouge. Tristan Malavoy parle de suicide et de Sonny Rollins dans sa nouvelle 1959, inspirée du Williamsburg Bridge à New York. Claudine Bourbonnais évoque le pont de Brooklyn dans Piégée.

Nouvelles noires

Chrystine est ravie du travail de ses collègues. «C’était très surprenant! C’était un pari de travailler à partir d’une œuvre précise. Il y a une diversité. Beaucoup de nouvelles sont noires parce que je suis allée dans le bassin de gens que je connais plus — les auteurs de polars.»

Chaque auteur est allé dans une direction différente, note-t-elle, écrivant un texte original, inspiré d’une pièce unique étant reproduite au début de la nouvelle qui s’y rattache.

Les ponts servent ainsi de lien et de tremplin, s’érigent entre le bien et le mal, deviennent symboles d’espoir, d’utopie. Parmi les thématiques abordées figurent les premières amours, les pulsions inassouvies, les ruptures, le déclin des empires familiaux, les retrouvailles inattendues.

«Le pont est très peu métaphorique. Il est très incarné. Ariane a fait un poème. Martin a fait une nouvelle fantastique. Il y en a qui ont beaucoup d’imagination!»


Ponts, collectif dirigé par Chrystine Brouillet. Éditions Druide, 248 pages.

Chrystine Brouillet, auteure et directrice du collectif, et James Kennedy, dans son atelier du Plateau-Mont-Royal
Photo COURTOISIE

En librairie le 9 septembre.

Avec la participation de Benoît Bouthillette, Marie-Ève Bourassa, Claudine Bourbonnais, Chrystine Brouillet, R. J. Ellory, Claude A. Garneau, David Goudreault, François Lévesque, Tristan Malavoy, Martin Michaud, Ariane Moffatt, Marie-Ève Sévigny et Johanne Seymour.