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Étonnant Impact

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L’Impact n’est jamais où on l’attend. Mardi dernier, à la veille du deuxième match contre le Toronto FC, on ne donnait pas cher de la peau du Bleu-blanc-noir. De la façon qu’il avait joué dans le match précédent, personne ne pouvait raisonnablement affirmer que l’Impact irait chercher trois points au BMO Field.

En fait, il semble que l’Impact n’a pas fini de nous surprendre. Cette courte victoire de 1 à 0 relance le Championnat canadien et permet d’espérer au mieux le reste de la saison des Montréalais. 

Dans la Ville Reine, les hommes de Thierry Henry n’ont pas été extraordinaires, mais ils ont assurément rehaussé leur niveau de performance. Du point de vue défensif, l’Impact a pressé l’adversaire plus haut sur le terrain. Ce faisant, il a régulièrement empêché Toronto d’avancer de façon posée vers le but adverse, le sien. Résultat, le XI montréalais a offert moins d’occasions de marquer à l’attaque dangereuse des « Reds ».

Dans l’ensemble du match à Toronto, l’Impact a été plus combatif, plus intense et surtout plus actif qu’il ne l’avait été ces derniers mois.

Contre un bon adversaire, ce niveau d’engagement a permis aux Montréalais d’accrocher trois précieux points au classement... et en chemin de nous surprendre. J’espère que les joueurs en ont pris note. 

Le prix de l’arrogance

Samedi, le Toronto FC a subi une deuxième défaite de suite, cette fois face aux Whitecaps de Vancouver. En somme, les hommes en rouge paient pour un surplus de confiance emmagasiné au cours des dernières semaines.

Par moments, j’ai même l’impression qu’on devrait leur rappeler qu’ils ne sont quand même pas le Bayern Munich ou Liverpool. Sur papier, Toronto est certainement la meilleure équipe canadienne, voire peut-être de la MLS. Mais — je ne vous apprends rien — ce constat n’a de sens que si une équipe est capable de le démontrer sur le terrain.

Cette confiance s’est transformée en arrogance mardi dernier quand Alejandro Pozuelo a tenté d’impressionner en tirant un pénalty de façon, disons, originale. En voulant remettre le ballon à son coéquipier Pablo Piatti, l’Espagnol s’est enfargé dans les fleurs du tapis à un bien mauvais moment. En considérant que le TFC tirait de l’arrière dans la rencontre et qu’il tentait aussi de prolonger une séquence de 18 matchs sans défaite, ce qui se serait avéré un record de MLS, la manœuvre était pour le moins mal choisie. 

Cet acte manqué de la part de Pozuelo a été à l’image de la rencontre des Torontois : une performance détachée dont les acteurs nous ont semblé trop souvent au-dessus de leurs affaires.

Une bataille canadienne

Grâce aux deux défaites du Toronto FC, le Championnat canadien est relancé. À ce stade-ci, l’Impact a toutes les raisons de croire qu’il peut doubler son rival ontarien sur la route qui mène à la Ligue des champions.

Mais quel visage présentera l’Impact demain soir ? Parce que depuis quelque temps, c’est le monde à l’envers. L’équipe perd à Montréal et gagne à Toronto. Un peu de stabilité dans l’effectif ne devrait pas faire de tort et pourrait pérenniser les performances du club.

En ce moment, ce qui importe pour le XI montréalais, c’est de rester sur une pente ascendante. Toronto a montré au cours des deux derniers matchs qu’il était secoué et surtout faillible.

Autant en profiter pour reprendre le haut du pavé dans cette phase toute canadienne de la saison.