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Le Périscope dévoile sa carte automnale: «Aller au théâtre est un besoin essentiel»

La coordonnatrice artistique du Périscope, Marie-Hélène Gendreau (debout, au centre), en compagnie de quelques protagonistes de la programmation d’automne du théâtre : Agnès Zacharie (Le pommetier), Mathieu Quesnel et Yves Jacques (Je suis mixte) et Roland Lepage (Les années amputées).
Photo Stevens LeBlanc La coordonnatrice artistique du Périscope, Marie-Hélène Gendreau (debout, au centre), en compagnie de quelques protagonistes de la programmation d’automne du théâtre : Agnès Zacharie (Le pommetier), Mathieu Quesnel et Yves Jacques (Je suis mixte) et Roland Lepage (Les années amputées).

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Quand est venu le temps de rebrasser les cartes pour concevoir une saison d’automne adaptée au coronavirus au Théâtre Périscope, la coordonnatrice artistique, Marie-Hélène Gendreau, a fait comme tout le monde dans le milieu théâtral. « On s’est démené pour garder ce qu’on pouvait. » 

Son résultat ? Une production déambulatoire, deux pièces, trois résidences créatives et la 10e édition du festival Jamais Lu Québec.

L’annonce a été faite au moment où une seconde vague de COVID-19 se dessine à Québec. Des inquiétudes ?

« Nous avons mis en place les mesures sanitaires nécessaires. Ce n’est pas plus dangereux d’aller au théâtre que de veiller à nos besoins essentiels. Je pense qu’aller au théâtre et recommencer à voir de l’art fait partie des besoins essentiels pour plusieurs personnes », répond Marie-Hélène Gendreau.

Sur scène

Pour combler ce besoin, le Périscope lancera sa saison avec Le pommetier, un objet théâtral déambulatoire, créé par deux compagnies de Québec et ayant pour cadre un autobus scolaire qui se garera près du théâtre.

Sur scène, on pourra voir Je suis mixte, pièce sous forme de témoignage-spectacle de Mathieu Quesnel, qui met en vedette Benoit Mauffette et Yves Jacques. Prévue à l’horaire automnal pré-COVID, sa mise en scène a été remaniée afin de respecter les règles sanitaires.

Le Périscope avait dans son horaire une autre production de la compagnie Nuages en pantalon, mais elle a été mise de côté à cause de la pandémie. Présentée une seule fois en 2007, Les années amputées s’est avérée la remplaçante parfaite grâce à son récit centré autour d’un homme et d’une femme enfermés dans un présent éternel.

« C’est un Beckett contemporain. Ça fonctionne avec ce qu’on a vécu durant le confinement quand on avait l’impression de vivre toujours la même journée, comme dans Le jour de la marmotte », observe Marie-Hélène Gendreau.

Aide réclamée

À l’instar des autres théâtres, le Périscope devra réduire sa capacité d’accueil. Entre 40 et 65 personnes seulement pourront assister aux représentations. 

Pas assez pour espérer attirer certaines compagnies dont les productions sont trop onéreuses pour être présentées devant si peu de gens.

Si le Périscope souhaite bonifier son offre cet hiver, les gouvernements devront tendre la main, soutient Mme Gendreau. 

« Ça nous prend de l’aide pour les jauges réduites parce que les idées pour aller plus loin sont là », dit-elle.