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Guy Nantel défend son «personnage» sur scène

Il a été critiqué lors du deuxième débat à la chefferie du PQ

Débat PQ
Photo courtoisie Frédéric Bastien, Sylvain Gaudreault, Paul St-Pierre Plamondon et Guy Nantel ont participé mardi soir au deuxième débat dans le cadre de la course à la chefferie du Parti québécois.

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Paul St-Pierre Plamondon estime que la tournée de spectacles humoristiques que Guy Nantel souhaite terminer entraînera une confusion des genres entre son personnage sur scène et son éventuel rôle de chef péquiste. 

« Ça nous prend un chef à temps plein », a lancé Paul St-Pierre Plamondon à l’intention de son adversaire dès les premières minutes du deuxième débat à la chefferie du Parti québécois, mardi soir. 

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En effet, l’humoriste a confirmé qu’il entend terminer une série de 22 spectacles reportés en raison de la pandémie, et ce, même s’il devait être élu chef du PQ le 9 octobre prochain. 

PSPP est revenu à la charge vers la fin des échanges, alors que les candidats étaient invités à présenter leurs solutions pour rebâtir la confiance envers le système de justice après les nombreuses dénonciations d’agressions sexuelles sur les médias sociaux.  

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Il a rappelé que son adversaire a déjà fait des blagues sur une victime alléguée d’agression sexuelle.

« Comment vas-tu légiférer sur les agressions sexuelles et, en même temps, faire des blagues sur ce sujet-là le soir, dans le cadre d’un spectacle ? » a demandé M. St-Pierre Plamondon.

Personnage scénique

« Il faut que tu comprennes que c’est un personnage qui est sur une scène. Alors que le Guy Nantel qui est devant toi, ça c’est la vraie personne », s’est défendu l’humoriste. En point de presse, M. Nantel a ajouté que l’auditoire doit prendre ses propos au « second degré » durant ses spectacles. 

De plus, il affirme s’exposer à une poursuite « d’un quart de million de dollars » s’il devait annuler ses représentations. 

  • Écoutez La rencontre Dutrizac-Dumont à QUB radio:  

Sylvain Gaudreault aussi juge incompatibles les rôles de chef péquiste et d’humoriste. Seul Frédéric Bastien est venu à sa défense mardi soir. « M. Nantel est vraiment pogné à cause de l’affaire de la COVID, a-t-il fait remarquer. Je pense que ce n’est pas de la mauvaise volonté de sa part. »

Sur le fond de la question, Guy Nantel estime que la dénonciation en ligne dans le cadre des inconduites sexuelles « n’est pas la bonne chose à faire ».

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Peu de victimes portent plainte et une majorité de plaintes ne vont pas à procès, a-t-il reconnu. « Mais quand il y a un procès, il y a 56 % des personnes accusées qui sont reconnues coupables dans les cas d’agressions sexuelles », a-t-il souligné, tout en proposant diverses mesures pour mieux accompagner les plaignantes.

Un chef au Salon bleu

Seul élu parmi les candidats, le député Sylvain Gaudreault s’est opposé à l’idée qu’un chef qui siège à l’Assemblée nationale soit trop occupé pour relancer le parti, comme l’affirmait également M. St-Pierre Plamondon.

« On va mettre une chose au clair : l’idée d’un chef extra-parlementaire, ça ne marche pas ! », a-t-il lancé en point de presse.