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Protéger la biodiversité pour prévenir les pandémies

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De nouveaux rapports scientifiques nous rappellent que la biodiversité poursuit son dangereux déclin. Au Canada, c’est le cas pour 42 % des espèces en péril étudiées entre 1970 et 2016, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada).

Année après année, on rapporte des chiffres toujours plus alarmants. Les experts soutiennent qu’une sixième crise d’extinction est en cours. La dernière a mené à la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années. 

Cette fois-ci, les comportements humains du dernier demi-siècle en sont la cause. L’étalement urbain, l’agriculture industrielle intensive, les coupes forestières abusives, les développements industriels et miniers, les incendies et la construction de routes contribuent à la destruction et au morcellement d’habitats essentiels aux autres espèces dont nous dépendons. 

Liens avec la pandémie

Alors que la COVID-19 domine l’actualité depuis des mois, on parle peu des causes profondes de ce genre de pandémie. Les experts semblent pourtant unanimes : l’interférence des humains sur la biodiversité fait augmenter les risques de zoonoses. Il s’agit de maladies ou d’infections qui se transmettent de l’animal à l’humain comme la COVID-19, mais aussi l’Ebola, le Zika, le VIH, et le SRAS, notamment. 

En détruisant des milieux naturels, on peut amener certains animaux vecteurs de maladies à prospérer là où ils ne vivaient pas auparavant, c’est-à-dire parmi les humains. Avec la perte de biodiversité, il y a aussi moins d’espèces qui agissent comme tampons protecteurs entre nous et certaines zoonoses. 

Selon les experts, cela contribuerait à expliquer leur augmentation fulgurante au cours des dernières décennies. Voilà une raison de plus qui devrait nous inciter à protéger la biodiversité pour prévenir de nouvelles pandémies. 

Passer à l’action

Un des meilleurs moyens d’y parvenir est de créer des aires protégées. En signant la Convention sur la diversité biologique des Nations unies, le Canada s’est engagé à protéger au moins 17 % de son territoire d’ici 2020. L’objectif est encore loin d’être atteint. Notamment à cause du Québec dont à peine plus de 10 % du territoire est protégé. Qu’est-ce qu’on attend pour passer à l’action ?