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Le Bas-Saint-Laurent craint une explosion des cas de COVID-19

Au moins une douzaine de personnes infectées ont fréquenté des fêtes étudiantes

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Bénéficiant jusqu’ici d’une situation enviable, le Bas-Saint-Laurent craint maintenant une explosion des cas de COVID-19 alors qu’une douzaine de personnes ont reçu un diagnostic positif après avoir participé à des fêtes étudiantes, dont l’une aurait réuni plus de 100 personnes.

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Les individus positifs ont pris part à différents événements privés entre le 30 août et le 6 septembre dans la région du Kamouraska. Certains d’entre eux s’y seraient présentés même s’ils commençaient à ressentir des symptômes du coronavirus; ils n’auraient pas pu «résister» à l’invitation qui leur était faite.

Avec ces nouveaux cas, la région sanitaire du Bas-Saint-Laurent a présenté mercredi son pire bilan depuis le début de la pandémie. Or, le directeur régional de santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc, estime que ce n’est peut-être que la «pointe de l’iceberg», puisque tous les fêtards n’ont pas pu être testés encore.

«De nombreux cas vont s’ajouter, on le craint», déclare-t-il, en entrevue avec Le Journal, en rappelant qu’à Québec, une banale soirée de karaoké dans un bar de la basse-ville, au mois d’août, a contaminé à elle seule 72 personnes, en plus de contraindre des élèves dans certaines écoles à s’isoler.

Un party «qui n’avait pas lieu d’être»

Les cas positifs sont principalement de jeunes adultes fréquentant le cégep de La Pocatière et l’Institut de technologie agroalimentaire. Les fêtes se sont organisées de façon «spontanée», sans que ces établissements soient consultés.

La plus importante est survenue le 30 août et aurait rassemblé, selon des témoignages, plus d’une centaine de personnes dans une résidence de La Pocatière, en contravention flagrante avec l’interdiction de faire des rassemblements privés de plus de 10 personnes et de 3 ménages.

«Ma job, c’est de protéger les gens vulnérables du Bas-Saint-Laurent contre la COVID-19; des gens qui n’ont pas demandé à être exposés [au coronavirus], mais qui vont peut-être l’être par la force des choses, parce qu’ils auront fréquenté un commerce où des jeunes travaillent et qui avaient assisté à une fête qui n’avait pas lieu d’être», a déploré le Dr Sylvain Leduc. 

Indiscipline

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent lance un large appel au dépistage, se disant dans une approche où il veut favoriser le «dialogue», et non répressive, afin de prendre toute la mesure de la situation et de «limiter les conséquences»

Tous ceux qui ont participé à ces événements sont donc invités à se faire tester, de même que la clientèle de bars du Kamouraska et de Rivière-du-Loup, que certains cas positifs ont visité.

«Il y a des gens qui ont peut-être été indisciplinés. [...] On a un exemple tangible que ça peut arriver ici. C’est important de contenir cette épidémie», a insisté le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, dans une entrevue avec TVA Nouvelles.

La Sûreté du Québec n’a pas été en mesure de dire, en soirée, si elle enquête sur l’événement du 30 août.

En soirée, le Cégep de La Pocatière a annoncé qu'en raison des cas recensés dans la communauté étudiante, et sur recommandation de la Santé publique, il suspendait jusqu'au 24 septembre inclusivement toutes les activités pédagogiques et parascolaires offertes en présence dans son campus de La Pocatière. 

«Ainsi, tous les cours se poursuivront à 100% en virtuel. Cette situation sera réévaluée le ou vers le 24 septembre 2020», a précisé le Cégep sur sa page Facebook.

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