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L’art de s’enterrer soi-même

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Les fédéralistes n’ont pas à se préoccuper de tuer les aspirations d’indépendance dans le cœur des Québécois, les souverainistes s’en chargent !

Après la députée Catherine Fournier qui s’est dissociée de son parti en le reléguant au rôle de troisième opposition, c’est au tour de l’ancien ministre Gilbert Paquette d’appeler à la dissolution du PQ pour former une nouvelle coalition d’indépendantistes.

Avec chacun son idée dans sa petite chaloupe, ce n’est pas demain que la flotte indépendantiste pourra rejoindre le port de la liberté.

Serrer les rangs

Au moment où les indépendantistes devraient se solidariser, plusieurs expriment leurs frustrations et avancent leur recette en menaçant de se retirer dans leur coin si elle n’est pas suivie.

Si la désertion de Catherine Fournier a pris par surprise, la proposition de Gilbert Paquette n’a rien de surprenant. On sait qu’il était le principal conseiller de Martine Ouellet dans sa descente aux enfers à la tête du Bloc québécois.

Contrairement à son intention de redynamiser le projet indépendantiste, les déclarations de l’ex-ministre péquiste discréditent l’idée et confortent François Legault dans sa migration vers la CAQ et sa renonciation à la souveraineté du Québec.

L’état d’urgence

Pendant que l’usage de la langue française s’étiole et que le pouvoir de dépenser du fédéral devient plus contraignant sur les champs de compétence du Québec, des illuminés proposent de couler le bateau pour en reconstruire un au milieu de la mer, en pleine tempête.

La course à la chefferie du PQ suscite peu d’intérêt. Le PCC reprend du poil de la bête au Québec. La CAQ flotte dans les nuages. Ce n’est pas vraiment le temps de chercher un nouveau bateau.

Claude Gauthier concluait sa chanson Le plus beau voyage, un appel à la libération, par « Je suis Québec mort ou vivant ». Cinquante ans plus tard, le mot vivant s’y retrouverait-il encore ?