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Les cas de COVID-19 dans les écoles se multiplient, l’enseignement à la maison s’organise

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Alors que les cas de COVID-19 s’additionnent dans les écoles, l’enseignement à distance s’organise pour les centaines d’élèves qui sont en congé forcé à la maison.

• À lire aussi: Le nombre d’écoles touchées par la COVID-19 augmente, le ministre Jean-François Roberge se fait rassurant

Mardi, le bilan officiel du gouvernement Legault faisait état de 120 écoles où le virus s’était frayé un chemin, avec au moins un cas positif à la COVID-19 chez un élève ou un membre du personnel. 

Dans la vaste majorité des cas, il a toutefois été contracté à l’extérieur de l’école si bien qu’on ne compte que très peu d’établissements où la maladie s’est propagée entre leurs murs, a souligné le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, lors d’un point de presse mardi. 

Le ministre a tout de même reconnu que la situation «n’était pas parfaite», tout en ajoutant qu’il était impossible qu’elle le soit «dans un contexte de pandémie mondiale». 

M. Roberge a tout de même voulu se faire rassurant, en rappelant que 118 cas avaient été détectés alors que le réseau scolaire québécois compte 1,4 million d’élèves et de membres du personnel. 

«Ces chiffres sont à mettre en perspective», a-t-il lancé, tout en rappelant que les «bulles-classes» ont été créées pour éviter la fermeture complète d’écoles. 

Enseignement à distance

Lorsqu’un élève est déclaré positif à la COVID-19, les élèves du même groupe sont placés en isolement puisqu’il n’y a aucune distanciation physique entre les élèves d’une même «bulle-classe». 

Le ministre Roberge n’a toutefois pu indiquer mardi combien d’élèves sont présentement en congé forcé à la maison. Mais l’enseignement à distance se met en branle rapidement, assure-t-il. 

«Parfois, ça se fait en 24 heures, c’était la cible, parfois ça se fait en 48 heures. Mais on me dit que ça se passe très bien. On me dit que beaucoup beaucoup ont été capables de basculer [vers l’enseignement à distance] rapidement et de prêter des tablettes et des ordinateurs à ceux qui n’en ont pas. La qualité du service est au rendez-vous», affirme M. Roberge. 

Le son de cloche est similaire dans des centres de services scolaires. Au primaire, l’enseignement à distance se fait habituellement par le prof titulaire de la classe, pour assurer un suivi. Le nombre d’heures varie d’un niveau à l’autre, selon les directives gouvernementales. 

Il n’y a toutefois pas d’enseignement à distance offert pour un élève qui est en isolement à la maison si les autres élèves de son groupe sont toujours en classe. 

«Ça deviendrait impossible à organiser pour un seul élève, affirme Pierre Lapointe, directeur général du centre de services scolaire de la Capitale. On lui fournit du travail comme si l’enfant avait une jambe cassée ou tout autre problème de santé.» 

Matériel informatique

Pour s’assurer que tous les élèves aient accès à un appareil informatique à la maison, des sondages ont été réalisés auprès des parents et des achats ont été faits en conséquence. 

Le centre de services scolaire des Premières-Seigneuries s’est doté de 90 appareils avec une connexion internet intégrée, puisqu’un nombre similaire de familles ont déclaré ne pas avoir internet à la maison, explique sa directrice générale, Marie-Claude Asselin. 

Un «service à l’auto» a aussi été organisé la semaine dernière à l’école secondaire de Neufchâtel afin de permettre aux parents de venir chercher une tablette ou un ordinateur pour leur enfant en isolement à la maison. 

Le prêt de matériel se déroule bien jusqu’à maintenant puisque les élèves sont peu nombreux en isolement, souligne Pierre Lapointe. 

«Là, c’est un groupe à la fois. Si un jour c’était par exemple tous les élèves de secondaire un d’une école, ou même une école complète, là ce serait un défi, affirme-t-il. Ça pourrait être difficile d’y arriver.»