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Sur la bonne voie

Patrick Roy aime le niveau de compétition de Théo Rochette

Théo Rochette a récolté 39 points en 49 parties la saison dernière, dont 23 en 30 matchs avec les Remparts de Québec.
Photo Jean-François Desgagnés Théo Rochette a récolté 39 points en 49 parties la saison dernière, dont 23 en 30 matchs avec les Remparts de Québec.

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L’échantillon est encore petit, mais Patrick Roy voit un Théo Rochette plus impliqué depuis la reprise des activités de la LHJMQ, un aspect que les Remparts – et les recruteurs de la LNH – espéraient le voir améliorer la saison dernière. 

À l’image de la majorité des vétérans des Remparts de Québec, le centre canado-suisse n’a pris part à aucun des deux premiers matchs préparatoires de l’équipe. À en juger par la façon dont il s’est comporté à l’entraînement, toutefois, l’entraîneur-chef des Diables rouges voit une nette progression.

« Je vois une différence dans son jeu depuis le début du camp. Je pense qu’il était conscient qu’il devait aller chercher une coche supplémentaire dans son niveau de compétition. Je le trouve meilleur en protection de rondelle et dans son niveau d’implication devant le filet lors des tirs de la ligne bleue, dans ses batailles en coin de patinoire avec ou sans la rondelle. C’est ce qu’on voulait voir de lui », a-t-il mentionné au terme de l’entraînement matinal des Diables rouges mercredi.

Le manque d’implication de Rochette faisait aussi partie de l’évaluation de plusieurs recruteurs de la LNH la saison dernière.

« Théo a pris de l’expérience et il comprend que c’est plaisant de travailler sur tes habiletés individuelles mais le niveau de compétition, c’est ce que les équipes de la LNH recherchent. Les joueurs qui désirent faire carrière dans le hockey professionnel, peu importe le niveau, doivent avoir plus que des habiletés. Si tu n’as pas le côté compétitif, l’engagement en situation de un contre un qui te permet de sortir avec la rondelle et de bien la protéger, les équipes sont moins intéressées. »

Choses à prouver

Rochette ne s’en cache pas : il n’a pas connu la saison espérée l’an dernier. À sa décharge, toutefois, une mononucléose diagnostiquée en début de campagne l’a passablement ennuyé, et ce, jusqu’au milieu du mois de février, mentionne-t-il.

« J’ai su que j’avais une mono lors du troisième match de la saison et ç’a pris du temps avant que je me sente mieux. Jusqu’à la mi-février, j’avais encore des symptômes physiques, dont des nausées, ce qui faisait en sorte que j’avais du mal à m’impliquer à 100 %. »

Rochette a ensuite utilisé la pause forcée en raison de la pandémie pour prendre trois semaines complètes de congé, après quoi il a recommencé l’entraînement en salle en Suisse. « J’ai beaucoup travaillé sur l’aspect physique et je pense que ça m’aide jusqu’à présent. »

Repêchage

Maintenant que la LNH a confirmé que son repêchage se tiendrait les 6 et 7 octobre prochains, Rochette sait qu’il lui reste encore quelques semaines pour démontrer aux recruteurs qu’il est de retour à 100 % et prêt à faire les sacrifices nécessaires sur la patinoire.

Surtout que la LHJMQ est la seule ligue junior en Amérique du Nord à jouer en ce moment.

« Ma dernière saison a été assez compliquée donc d’avoir un mois avant le repêchage ne peut que m’aider. Ça ne peut qu’être positif pour moi et je vais essayer d’en tirer avantage. »

Rochette est classé au 89e rang chez les patineurs nord-américains par la Centrale de recrutement de la LNH. 

Absence prolongée pour Jacob Melanson 

L’attaquant de 17 ans Jacob Melanson a reçu une autre tuile sur la tête le week-end dernier lorsqu’on lui a confirmé qu’il allait devoir s’absenter pour une période de 10 à 12 semaines en raison d’une autre blessure à l’épaule gauche.

Melanson est entré en collision avec le défenseur Édouard Cournoyer lors d’un entraînement vendredi dernier et son épaule gauche a encaissé la majorité du choc. Il s’agit d’une deuxième blessure majeure à l’épaule pour celui que les Diables rouges avaient réclamé au 15e rang de la première ronde du repêchage de 2019. L’an dernier, une fracture de la clavicule lui avait fait rater plusieurs semaines d’activité.

« C’est dommage pour Jacob parce qu’il connaissait un bon camp d’entraînement, a mentionné Patrick Roy. Par contre, comme on lui a dit, c’est un joueur qu’on aime et on va être patient avec lui. Dans la vie, on est testé et il l’est présentement. Il va devoir faire preuve de persévérance pour revenir fort de cette blessure. »

Melanson, un ailier de puissance pratiquant un style de jeu qui ne fait pas dans la dentelle, pourrait avoir de la difficulté à retrouver son style physique après deux blessures aussi importantes à l’épaule. 

« Il ne faut pas que ça l’affecte mentalement et il devra trouver un moyen de continuer de jouer un style qui est le sien. Pour un attaquant de puissance, ça te prend tes deux épaules. Je me souviens que Bob Gainey avait joué avec les deux épaules séparées. Il y a des joueurs que ça affecte, d’autres pas. On espère que dans son cas, ce ne sera pas le cas. »

En bref

Par ailleurs, le montant que chacune des 60 équipes doit débourser dans le dossier des « actions collectives sur le salaire minimum » a été fixé à 267 667 $. Puisque les Saguenéens de Chicoutimi et le Drakkar de Baie-Comeau sont la propriété de leur ville respective, la facture sera donc remboursée via les taxes municipales des citoyens, selon le journaliste et expert en hockey junior Mikaël Lalancette.

Rappelons que les trois ligues canadiennes, la LHJMQ, l’OHL et la WHL, ont accepté un règlement de 30 M$ en mai dernier pour mettre un terme au litige.