/news/green
Navigation

Valcourt: un projet de mégaporcherie fait des inquiets

Coup d'oeil sur cet article

Une soixantaine de citoyens opposés à la construction d'une mégaporcherie dans le canton de Valcourt, en Mauricie, ont fait entendre mercredi leurs doléances dans le cadre d'une consultation publique.

Le promoteur, l'ingénieur chargé du projet, des représentants du ministère de l'Environnement et de la municipalité ont tenté de répondre à leurs craintes par rapport à ce projet qui suscite chez eux de vives inquiétudes.

Le promoteur, Stewart Friesen, propriétaire de la Ferme Éraboeuf, située sur la route 222, aux limites du Canton de Valcourt et de la municipalité de Maricourt, souhaite y construire deux porcheries d'engraissement d'une capacité de production de 3996 porcs.

S'il en élevait quatre de plus, soit 4000, le projet aurait nécessité des audiences du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE).

M. Friesen a déjà obtenu son certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement et son projet est conforme au règlement d'urbanisme de la municipalité.

Juridiquement, le Canton de Valcourt ne peut pas empêcher sa réalisation.

Dans le cadre de l'émission du permis de construction, la municipalité pourrait toutefois imposer au promoteur que des mesures d'atténuation soient instaurées comme le recouvrement de la fosse à lisier et l'implantation d'écrans brise-odeurs, afin de garantir une meilleure cohabitation et intégration du projet avec le milieu environnant.

Les citoyens soutiennent toutefois que ce projet ne reçoit pas le support de la communauté qui exige beaucoup plus que des moyens visant à amoindrir les problèmes d'odeurs.

L'épandage du lisier de porcs pose problème, disent-ils. Les normes environnementales en place sont-elles suffisamment strictes pour empêcher la pollution de la nappe phréatique, des puits des résidents voisins et des cours d'eau ?

Les opposants craignent aussi les impacts de l'augmentation du transport lourd sur l'empreinte carbone.

Les citoyens ont soumis une dizaine de demandes. Ils demandent notamment la création d'un comité de vigilance. Ils exigent que soient payés des analyses d'eau des puits des résidents, avant et après le projet.

Ils souhaitent aussi que le promoteur soit facturé pour sa consommation d'eau et que le ministère de l'Environnement procède à une évaluation sérieuse de ses normes en lien avec la protection des cours d'eau.

Rappelons qu'en 2012, des citoyens de Saint-François-Xavier-de-Brompton avaient échoué dans leur tentative d'obtenir une injonction de la Cour Supérieure pour contrer le projet de la ferme Porc-Saint et la construction d'une maternité de 2340 porcs sur le deuxième rang.

Tout comme dans le cas présent, le promoteur respectait tous les critères et les normes environnementales en place.