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Antony Auclair voit grand pour les Buccaneers

L’ailier rapproché se réjouit de jouer avec Tom Brady

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À ses trois premières saisons dans la NFL, Antony Auclair a percé sur le plan individuel, mais collectivement, ses Buccaneers de Tampa Bay n’ont jamais attiré l’attention avec 17 maigres victoires en 48 matchs. Mais voilà que l’arrivée d’un certain Tom Brady et d’autres vétérans de qualité ramène l’équipe sous les projecteurs.

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«Bonjour Antony, je suis Tom». C’est de cette façon que le légendaire quart-arrière s’est lui-même présenté au Beauceron, quand les deux nouveaux coéquipiers se sont croisés au gymnase, dans les premiers moments du camp d’entraînement. Il n’en fallait pas plus pour qu’Auclair réalise que le statut du sextuple champion du Super Bowl ne lui montait pas à la tête.

«Il est venu me voir en m’appelant par mon nom et s’est présenté. Je n’ai jamais rencontré le gars et il sait je suis qui. J’ai tout de suite compris que c’était un class act. Tu vois que c’est un leader incontesté», a raconté l’ancien du Rouge et Or en entrevue avec Le Journal.

Un leader positif

Au fil des ans, les amateurs de football ont maintes fois vu Brady piquer de saintes colères sur les lignes de côté quand il estime que ses coéquipiers ne font pas le boulot. Pourtant, Auclair assure que dans sa nouvelle équipe, après 20 ans au sein des Patriots, le positivisme de Brady déteint sur les troupes.

«Durant les entraînements, il est tout le temps en train de nous encourager et il n’hésite pas à se pointer du doigt quand il fait une erreur. Ça enlève beaucoup de pression aux gars. Quand tu lui parles, il est relaxe, souriant, quasiment gêné. 

«Mais je pense qu’en situation de match, il va devenir vraiment compétitif. Il est du genre à tourner la switch quand ça compte et là, t’es mieux d’y aller! Avec lui, si tu échappes un ballon, c’est une erreur et il ne va pas t’écœurer avec ça. Mais si tu te retrouves au mauvais endroit au mauvais moment parce que tu as mal lu la couverture, il va te brasser. Et tu le mérites de toute façon», a-t-il expliqué.

Selon lui, Brady n’a pas mis trop de temps à s’acclimater à son nouvel environnement et à un système de jeux différent de ce qu’il a toujours connu.

«C’est un système assez compliqué, car il y a beaucoup d’ajustements. Ça a été un peu plus difficile au début, mais le gars apprend tellement vite, c’est ridicule! Il faut dire qu’il a un peu d’expérience», a-t-il rigolé.

Tout à accomplir

Il n’en demeure pas moins que Brady, si décoré soit-il, ne peut changer à lui seul la culture et le rendement d’une équipe. 

Son arrivée à Tampa, en plus de celle de joueurs productifs comme Rob Gronkowski et Leonard Fournette, a suscité un raz-de-marée d’enthousiasme comme il n’y en a pas eu depuis belle lurette autour de l’équipe, qui n’a pas pris part aux séries depuis 2007.

Sauf que toute cette vague d’admiration autour de l’équipe est perçue avec un grain de sel dans le vestiaire.

«On a vraiment beaucoup plus d’attention médiatique que d’habitude. On voit déjà dans les prévisions et les power rankings avant la saison qu’on figure pas mal toujours parmi les équipes au sommet. Sauf que le message de notre entraîneur [Bruce Arians] depuis le début du camp est que cette équipe-là n’a absolument rien accompli. On est conscient du talent qu’on a, mais si on ne travaille pas, on ne gagnera rien», a prévenu Auclair.

«De ce que j’ai vu au camp d’entraînement, je crois qu’on a une excellente équipe. Notre problème dans les dernières années, c’est qu’on a mal protégé le ballon. Si on fait un meilleur travail là-dessus et qu’on améliore notre jeu au sol, je pense qu’on aura une très bonne équipe.»

L’ex-quart-arrière des Bucs, Jameis Winston, a été victime de 30 interceptions la saison dernière. Lors de ses quatre dernières campagnes, Brady n’en a lancé que 29 au total.