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COVID-19: retard accumulé au CHU de Québec

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Lorsque la pandémie a éclaté en mars dernier, c'était du jamais vu dans les salles d'opération. Au CHU de Québec-Université Laval, à peine 20 % des activités habituelles ont été maintenues au bloc opératoire, ce qui a fait en sorte que du retard a été accumulé.

«Les listes d'attente se sont détériorées, les délais d'attente ont aussi augmenté», a expliqué jeudi Marie-Frédérique Fournier, directrice clientèle-chirurgie et périopératoire.

À l'approche d'une éventuelle deuxième vague, l'organisation a entamé un véritable marathon pour reprendre le contrôle de ses listes d'attentes.

«La COVID n'est pas derrière nous, il risque d'y avoir une vague deux, une vague trois et une vague quatre. Jusqu'à récemment, on était dans une période un peu plus calme de sorte qu'on a mis la pédale au fond et on a repris le plus d'activités ambulatoires possible», a dit le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels CHU de Québec.

Pour ce faire, le CHU a fait appel au privé, mais il a aussi transféré certaines activités d'un hôpital à un autre. Par exemple, 174 chirurgies prévues à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus (dédié à la COVID-19), ont plutôt été réalisées à l'Hôtel-Dieu de Québec.

Si on regarde les chiffres pour les chirurgies de la hanche, le nombre de patients sur la liste a diminué par rapport à l'an dernier, passant de 474 à 345. Le bilan du nombre de personnes qui patientent depuis plus de six mois s'est aussi amélioré.

«On se donne un an pour reprendre en main la situation des patients hors délai», a assuré Mme Fournier.

En effet, il reste encore beaucoup à faire. Même si le nombre de patients sur la liste des chirurgies des genoux demeure relativement stable, il y a maintenant beaucoup plus de personnes qui attendent depuis plus de six mois.

Du côté du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches, on prévoit aussi jusqu'à un an avant de pouvoir reprendre le retard accumulé dans les listes d'attente pour les chirurgies. En une année, le temps d'attente est passé de 75 à 115 jours pour les chirurgies du genou et de 78 à 109 jours pour les opérations à la hanche.

Toutefois les chirurgiens insistent, les patients qui voient leurs conditions se dégrader doivent communiquer avec leur médecin pour obtenir une nouvelle évaluation.

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